Dissertation 2 · Bac Histoire-Géographie, Géopolitique et Sciences Politiques Liban 2023 (jour 1)
Thème : Océan et espace : spécificités, statuts et acteurs (introduction au thème 1) · Tiré du sujet Jour 1 (2023)
Énoncé
Le candidat traitera un sujet de dissertation, au choix parmi les sujets 1 et 2.
Il précisera sur la copie le numéro de sujet choisi pour la dissertation.
Dissertation 2
La connaissance, un enjeu politique, social et géopolitique pour les États.

Corrigé
Corrigé proposé par AprenAI (non officiel)
Dissertation 2 : La connaissance, un enjeu politique, social et géopolitique pour les États.
Réponse : Une proposition de plan structuré en trois axes : Introduction : - Accroche : Dans une « société de la connaissance » théorisée par Peter Drucker, le savoir et l'information constituent le premier moteur de puissance et de développement des sociétés contemporaines. - Définitions : Connaissance (ensemble des savoirs théoriques, techniques et scientifiques produits, transmis et protégés), enjeu politique (gouvernance, contrôle de l'information, démocratie), social (éducation, égalité des chances, cohésion et formation des citoyens), géopolitique (puissance, rivalités étatiques, souveraineté et sécurité nationale). - Problématique : Comment la maîtrise de la connaissance est-elle devenue pour les États à la fois un levier fondamental de cohésion interne et un instrument central de puissance et de rivalité internationale ? I. Un enjeu politique et social : éduquer, intégrer et gouverner : - *A. L'alphabétisation et l'instruction, fondements de la citoyenneté et de la démocratie :* Rôle historique de l'alphabétisation (ex. en France avec les lois Ferry de 1881-1882) pour forger l'unité nationale, l'adhésion aux valeurs républicaines et l'exercice éclairé du vote. - *B. L'accès à la connaissance comme moteur de cohésion sociale et d'émancipation :* Réduction des inégalités, inclusion des femmes et des minorités (accès à l'enseignement supérieur, formation professionnelle), rôle des universités et des centres de recherche dans l'ascenseur social. - *C. La connaissance comme outil de légitimation et de contrôle politique :* Régimes autoritaires qui contrôlent le savoir (censure, contrôle d'Internet comme la « grande muraille numérique » chinoise, propagande), face aux modèles démocratiques qui valorisent la liberté académique et la transparence de l'information. II. Un enjeu géopolitique de puissance et de souveraineté : - *A. La recherche et l'innovation au cœur de la puissance économique et militaire :* Poids de la R&D dans le PIB et leadership technologique (intelligence artificielle, semi-conducteurs, spatial, armement de pointe) qui garantit la supériorité stratégique (ex. compétition sino-américaine). - *B. La circulation et la captation des cerveaux (« brain drain ») :* Stratégies d'attractivité des États pour capter les talents scientifiques mondiaux (bourses d'excellence, visas technologiques, écosystèmes universitaires et de start-ups comme la Silicon Valley). - *C. Le rayonnement culturel et le « soft power » :* Exportation des modèles universitaires, diffusion linguistique et rayonnement scientifique (prix Nobel, classement de Shanghai, coopérations comme le CERN) qui renforcent l'influence géopolitique. III. Un objet de rivalités, d'appropriation et de coopération internationale : - *A. L'espionnage, le renseignement et la cyberguerre :* Concurrence entre États pour s'approprier les savoirs stratégiques (espionnage industriel, cyberattaques visant universités et laboratoires de pointe). - *B. La protection et l'appropriation juridique des savoirs :* Brevets et propriété intellectuelle (OMC, accords ADPIC), contrôle des exportations technologiques (restrictions américaines sur les semi-conducteurs vers la Chine) et recherche d'une souveraineté numérique face aux GAFAM (RGPD européen). - *C. La connaissance comme bien commun et objet de coopération :* Coopérations scientifiques internationales (GIEC, ISS, CERN, recherche sur les vaccins pendant la Covid-19), action de l'UNESCO pour l'éducation, science ouverte. Ces coopérations restent limitées par la fracture numérique et cognitive Nord-Sud. Conclusion : - Bilan : La connaissance est à la fois un fondement de la cohésion politique et sociale des États (éducation, citoyenneté, contrôle) et un instrument majeur de puissance (innovation, soft power, attractivité). - Réponse à la problématique : Elle nourrit des rivalités croissantes (espionnage, protectionnisme technologique) tout en appelant des coopérations face aux défis globaux. - Ouverture : L'essor de l'intelligence artificielle et la question de la désinformation posent un nouveau défi : la maîtrise des données et des algorithmes pourrait redéfinir la hiérarchie des puissances au XXIe siècle.
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