Sujet 2 · Bac STMG Philosophie Métropole 2025
Thème : L'art · Tiré du sujet Métropole France (2025)
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Sujet 2
Avons-nous besoin d'art ?

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Corrigé proposé par AprenAI (non officiel)
Avons-nous besoin d'art ?
Réponse : Plan détaillé et éléments de problématisation pour la dissertation : Introduction - Accroche et analyse des termes : Le « besoin » renvoie d'abord à ce qui est nécessaire à la survie biologique ou à l'utilité pratique. À première vue, l'art, activité désintéressée visant la beauté et le sens, semble superfétatoire ou luxueux par rapport aux besoins fondamentaux et à la technique. - Paradoxe et problématique : Comment expliquer l'universalité de la pratique artistique dans toutes les civilisations si l'art ne répond à aucun besoin vital ? N'y a-t-il pas des besoins spécifiquement humains qui dépassent la simple conservation biologique et pour lesquels l'art s'avère indispensable ? I. L'art semble inutile au regard des besoins vitaux et matériels 1. *La gratuité de l'art* : Kant (*Critique de la faculté de juger*) montre que le jugement esthétique est fondé sur une satisfaction désintéressée, étrangère à l'utile et à l'agréable. 2. *Une activité de luxe ou de divertissement secondaire* : Face aux urgences économiques, sanitaires et techniques, l'art apparaît comme non essentiel, voire comme une illusion dispensable (critique platonicienne des simulacres dans la *République*). II. L'art répond à un besoin spirituel et ontologique fondamental de l'homme 1. *Le besoin de s'extérioriser et de prendre conscience de soi* : Selon Hegel (*Esthétique*), l'homme a un besoin rationnel de modifier le monde extérieur pour y imprimer le sceau de son intériorité et se contempler lui-même dans les œuvres d'art. 2. *Révéler la réalité au lieu de la fuir* : Pour Bergson (*Le Rire*), l'art lève le voile des conventions pratiques pour nous donner une vision plus directe et pure de la réalité et de nos sentiments intérieurs. 3. *Une catharsis et un dépassement de la souffrance* : Chez Nietzsche, l'art rend la vie supportable et digne d'être vécue (« Nous avons l'art pour ne point mourir de la vérité »). III. L'art comme besoin politique et intersubjectif : penser et partager le monde commun 1. *Un vecteur d'émancipation critique* : L'art interpelle la sensibilité, combat l'engourdissement de la pensée et dénonce les idéologies (Adorno). 2. *L'édification d'un monde commun* : Pour Hannah Arendt (*La crise de la culture*), les œuvres d'art possèdent une durabilité qui transcende l'éphémère du cycle biologique ; elles fabriquent la mémoire et la maison commune des hommes.
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