Partie économique - Activité, emploi et chômage · Bac STMG Droit et Économie Métropole remplacement 2024

Thème : Activité, emploi et chômage · Tiré du sujet Métropole France remplacement (2024)

Énoncé

ANNEXE 1 - Proportion d'entreprises déclarant éprouver des difficultés de recrutement en France, par secteur d'activité

Source: Insee, enquêtes de conjoncture Juillet 2022, DARES

ANNEXE 2 - Les motifs des difficultés selon les recruteurs

En 2023, 61 % des recrutements sont jugés « difficiles » contre 57,9 % en 2022.

Le taux de difficulté est même en forte progression depuis 2018 pour certains métiers:

infirmiers, cadres infirmiers et puéricultrices: + 41 points,

employés de libre-service: + 32 points,

agents de services hospitaliers: + 30 points.

Source: Pôle Emploi 2023

ANNEXE 3 - Le plan de lutte contre les tensions de recrutement

Le ministère du travail, du Plein Emploi et de l'Insertion estime que renforcer les efforts de formation reste nécessaire mais ne suffit pas. En constituant des viviers d'offreurs de travail immédiatement disponibles, Pôle emploi répondra plus rapidement et plus systématiquement aux besoins de compétences des entreprises. Le nouveau plan de mobilisation privilégie une approche spécifique à chaque secteur, au plus proche des entreprises concernées dans les bassins d'emploi: il est co-construit avec les branches professionnelles.

Dans chaque agence Pôle emploi, sera constitué en permanence un groupe de 100 à 150 offreurs de travail:

Intéressés pour occuper un emploi dans l'un de ces secteurs;

Disponibles immédiatement;

Ayant les compétences indispensables à l'exercice du métier ou en capacité de les exercer moyennant une adaptation rapide (formations préalables à l'embauche).

À ce stade, cette approche se décline pour 23 métiers parmi ceux qui sont les plus en difficultés de recrutement: aides-soignants, infirmiers, accompagnants éducatifs et sociaux (AES), conducteurs routiers (marchandises et voyageurs), serveurs, commis de cuisine, cuisiniers, personnels d'étage (hôtellerie-restauration), etc. Elle sera complétée bassin d'emploi par bassin d'emploi en fonction de l'état des tensions de recrutement. Le ministère du Travail, du Plein emploi et de l'Insertion renforce son offre de service de conseil et d'accompagnement des petites et moyennes entreprises en matière de gestion des ressources humaines: accroître la stabilité de l'emploi, renforcer la qualité de l'emploi, impliquer, motiver les salariés dans la conception de leurs activités, améliorer les responsabilités, professionnaliser ses recrutements. Autant de solutions pour mieux attirer et fidéliser les salariés.

Source: ministère du Travail / Emploi, dossier de presse, Octobre 2022

ANNEXE 4 - Le plan d'investissement dans les compétences

En complément d'un investissement dans les secteurs prioritaires, le plan d'investissement dans les compétences vise également à réduire les difficultés de recrutement en ciblant les métiers en tension. Ce plan est doté de 1,4 milliard d'euros. [...] avec un accent mis sur les formations en situation de travail. Le plan prévoit 50 000 parcours de formation supplémentaires correspondant à des formations de réentrainement intégrant des périodes en entreprises dans les métiers en très forte tension, des formations construites sur mesure, auxquelles s'ajoute le financement de 5 000 actions de formations ciblées sur une trentaine de métiers de la construction et de l'industrie. [...]

Si la formation est un instrument adapté pour répondre à des difficultés de recrutement provenant d'un manque de compétences, elle ne peut répondre au manque d'attractivité de certaines professions liées par exemple à des conditions de travail difficiles ou à de faibles rémunérations.

Source: Troisième rapport du comité scientifique de l'évaluation du Plan d'investissement dans les compétences, DARES, novembre 2022

ANNEXE 5 - La semaine de quatre jours comme solution à la pénurie de main-d'œuvre en Europe

Selon Nicolas Schmit, commissaire européen à l'emploi les secteurs ayant « des difficultés à attirer » des employés doivent « devenir plus attractifs », notamment par cette mesure mise en place dans certaines entreprises. [...] L'idée de la semaine de quatre jours progresse – elle est déjà testée dans certaines entreprises. [...] Nicolas Schmit considère que « le plus gros problème dans l'Union européenne n'est pas tant le chômage » mais plutôt la pénurie de main-d'œuvre. « De nombreux secteurs cherchent désespérément des employés et ne peuvent les trouver parce que les gens ne veulent pas y travailler ou n'ont pas les bonnes compétences », affirme-t-il. « Ces secteurs doivent devenir plus attractifs », il souligne que « c'est quelque chose qui avance progressivement [...] parce que les nouvelles générations ont une certaine vision de l'équilibre entre le travail et la vie personnelle ». Il prévient toutefois qu'il « n'y a pas de position commune » au sein de l'Union Européenne sur cette question. Cette démarche nécessite selon M. Schmit des « négociations entre les partenaires sociaux » et prend l'exemple de l'Allemagne, où le plus grand syndicat du pays, IG-Metall, plaide depuis plusieurs années pour une généralisation de la semaine de quatre jours dans le secteur de la métallurgie.

En France, certaines entreprises – encore largement minoritaires – ont adopté la semaine de quatre jours, qui est également testée dans certains services publics, comme l'Urssaf ou la Caisse nationale d'assurance-vieillesse (CNAV).

Source: Le Monde, 28 Mai 2023

Partie économique - Activité, emploi et chômage

À partir de vos connaissances et de la documentation fournie en annexe:

1.

Décrivez l'évolution des difficultés de recrutement selon les secteurs d'activité.

2.

Expliquez les freins à l'emploi pour les offreurs de travail.

Énoncé: Partie économique - Activité, emploi et chômage · Bac STMG Droit et Économie Métropole remplacement 2024

Corrigé

Corrigé proposé par AprenAI (non officiel)

1. Décrivez l'évolution des difficultés de recrutement selon les secteurs d'activité.

Réponse : Les difficultés de recrutement suivent une évolution globale cyclique marquée par une forte hausse récente, mais avec des niveaux contrastés selon les secteurs : - Le secteur du bâtiment est historiquement le plus touché : entre 70 % et 85 % d'entreprises en difficulté avant 2008, une baisse relative après la crise financière (creux vers 45 % en 2015), puis une forte remontée atteignant près de 80 % en 2022. - L'industrie manufacturière connaît des variations similaires : près de 60 % en 2001, un point bas historique en 2009 (environ 13 %), puis une reprise continue pour dépasser 65 % en 2022. - Le secteur des services suit la même trajectoire conjoncturelle (creux vers 18 % après 2008), mais enregistre une accélération spectaculaire post-crise sanitaire, approchant 60 % en 2022. En conclusion, tous les secteurs connaissent une poussée sans précédent des tensions de recrutement à partir de 2021-2022.

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