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Sujet du Bac STI2D Français 2025 · Métropole remplacement
Sujet du Bac STI2D de Français 2025, Métropole remplacement : 1 exercice corrigé. Thèmes : Contraction de texte. Avec correction automatique.
Thèmes du sujet : Contraction de texte (littérature d'idées moderne et contemporaine) · Essai sur la littérature d'idées du XVIe au XVIIIe siècle · Commentaire de texte : le roman et le récit du Moyen Âge au XXIe siècle
Exercice 1 - Commentaire de texte
1 - Commentaire de texte (20 points)
Objet d'étude: le roman et le récit du Moyen Âge au XXIe siècle
Maryse Condé, Moi, Tituba, sorcière..., 1986.
L'histoire se passe au XVIIe siècle, à la Barbade, île esclavagiste des Caraïbes. Après avoir perdu sa mère Abena qui a été pendue, Tituba a trouvé du réconfort auprès de Yao, l'amant de sa mère, qui se suicidera à son tour de chagrin. Tituba est alors recueillie par Man Yaya.
1 Man Yaya m'apprit les plantes.
Celles qui donnent le sommeil. Celles qui guérissent plaies et ulcères.
Celles qui font avouer les voleurs.
Celles qui calment les épileptiques et les plongent dans un bienheureux repos. Celles
5 qui mettent sur les lèvres des furieux, des désespérés et des suicidaires des paroles d'espoir.
Man Yaya m'apprit à écouter le vent quand il se lève et mesure ses forces au-dessus des cases qu'il se prépare à broyer.
Man Yaya m'apprit la mer. Les montagnes et les mornes¹.
Elle m'apprit que tout vit, tout a une âme, un souffle. Que tout doit être respecté. Que
10 l'homme n'est pas un maître parcourant à cheval son royaume.
Un jour, au milieu de l'après-midi, je m'endormis. C'était la saison de Carême. Il faisait une chaleur torride et, maniant la houe ou le coutelas, les esclaves psalmodiaient un chant accablé. Je vis ma mère, non point pantin douloureux et désarticulé, tournoyant parmi le
15 feuillage, mais parée des couleurs de l'amour de Yao. Je m'exclamai:
— Maman !
Elle vint me prendre dans ses bras. Dieu ! que ses lèvres étaient douces !
— Pardonne-moi d'avoir cru que je ne t'aimais pas ! À présent, je vois clair en moi et je ne te quitterai jamais !
20 Je criai, éperdue de bonheur:
— Yao ! Où est Yao ?
Elle se détourna:
— Il est là, lui aussi !
Et Yao m'apparut.
25 Je courus raconter ce rêve à Man Yaya qui pelait les racines du repas du soir. Elle eut un sourire finaud: Tu crois donc que c'était un rêve ?
Je demeurai interdite.
Désormais, Man Yaya m'initia à une connaissance plus haute.
Les morts ne meurent que s'ils meurent dans nos cœurs. Ils vivent si nous les
30 chérissons, si nous honorons leur mémoire, si nous posons sur leurs tombes les mets qui de leur vivant ont eu leurs préférences, si à intervalles réguliers nous nous recueillons pour communier dans leur souvenir. Ils sont là, partout autour de nous, avides d'attention, avides d'affection. Quelques mots suffisent à les rameuter, pressant leurs corps invisibles contre les nôtres, impatients de se rendre utiles.
¹ Colline sur une île.
Vous commenterez cet extrait de Moi, Tituba, sorcière... de Maryse Condé. Vous pourrez prêter plus particulièrement attention:
à l'apprentissage de Tituba;
au caractère surnaturel du monde.
Exercice 2 - Sujet A : Contraction de texte
Sujet A – Rabelais, Gargantua, chapitres XI à XXIV – Parcours: la bonne éducation
Contraction de texte
Sujet A – Rabelais, Gargantua, chapitres XI à XXIV – Parcours: la bonne éducation.
Texte d’après Jean-Miguel Pire, « Retrouvons le temps de réfléchir ! », Sciences humaines, n°366, mars 2024.
Les Anciens plaçaient l’ otium, le loisir « intelligent », « fécond », au sommet des activités humaines. Ce temps libre, consacré à des activités désintéressées comme la lecture ou la rêverie, était considéré comme indispensable à l’acquisition de l’autonomie, de la rationalité et du discernement. Si ce triple idéal est resté au cœur de nos institutions démocratiques, la valorisation du temps nécessaire pour l’atteindre a disparu de nos représentations. En effet, les résidus de l’ otium dans notre vocabulaire sont l’oisiveté, qui réduit le temps libre au divertissement, et le négoce « nec otium », « contre l’ otium » – qui signifie littéralement que le marché est fondé sur la négation de nos efforts en faveur du développement de la conscience. Alors que les écrans grignotent chaque jour un peu plus de « temps de cerveau disponible », il nous faut reprendre possession de notre temps libre.
Nous faisons bien face à un paradoxe. En Occident, jamais autant de gens n’ont disposé d’autant de temps libre. Et pourtant, jamais n’a autant dominé l’impression d’en manquer. Depuis la crise sanitaire, de plus en plus de personnes expriment leur besoin de s’arrêter ou de ralentir pour se poser et réfléchir. Des jeunes, notamment, revendiquent le choix de travailler moins pour consacrer davantage de temps à des activités non marchandes, qui ont du sens. Depuis trente ans, le marché a imposé sa logique utilitariste dans tous les domaines de l’existence, à commencer par celui du travail. Un salarié est jugé sur des critères d’efficacité, de rapidité et de réactivité. Un phénomène encore amplifié par la digitalisation, qui a gagné du terrain pendant la crise sanitaire. En nous donnant la possibilité de travailler d’où l’on veut, le télétravail offre un sentiment de liberté factice 1, au regard de la charge mentale à laquelle il nous soumet.
Plus largement, la digitalisation attaque notre temps libre. Le temps d’écran a explosé, notamment chez les jeunes. Comment prendre le temps de réfléchir, contempler, comprendre, imaginer, ou même tout simplement lire lorsque notre « temps de cerveau disponible » est absorbé par ce nouvel opium digital 2 ? Nous n’avons plus suffisamment d’espace mental pour réaliser ce travail de mise à distance et de production d’idées. Les réseaux sociaux nous offrent la possibilité d’exprimer notre point de vue à tort et à travers; ils nous donnent l’illusion d’être protagonistes, alors même qu’ils jouent sur le système de récompense – les fameux « like » – pour nous rendre captifs d’une notoriété numérique tout à fait superficielle. Nous avons atteint un niveau d’addiction sans précédent, bien documenté par la neurobiologie. Il nous faut aujourd’hui lutter contre nous-mêmes et notre dilapidation du temps libre, pour retrouver la liberté de réfléchir. Cette reconquête passe selon moi par l’ otium.
L’ otium est un terme latin qui a disparu de notre vocabulaire, mais qui traverse toute l’histoire de la pensée. Chez les Romains, il désigne la part du temps libre consacrée à ce que je traduirais aujourd’hui par « loisir fécond, intelligent ». Cela désigne toute forme de loisir qui permet de développer la conscience, l’imaginaire, le discernement, l’empathie; toute situation où on progresse, où on accroît son autonomie, sa capacité de penser par soi-même: la lecture, l’étude, l’acquisition des savoirs, la connaissance de soi, des autres, du monde mais aussi la contemplation, la méditation, la rêverie.
Il faut valoriser et cultiver ce temps désintéressé dès le plus jeune âge. Cela peut passer par la pratique de la philosophie ou encore la fréquentation des œuvres d’art. Le musée, surtout lorsqu’il est gratuit, est le lieu de l’ otium par excellence. Le dialogue avec une œuvre peut être totalement gratuit, ne mener à rien, mais il peut changer le cours d’une vie. Par leur puissance de révélation existentielle, les plus grandes œuvres d’art font obstacle à toutes réductions utilitaires mais aussi consuméristes 3. Sollicitant la patience et l’attention, réclamant un temps long qui mobilise les sens et l’intelligence, proposant une transmission de savoirs, d’émotions, d’échanges sans autre but qu’eux-mêmes, la connaissance des œuvres d’art rompt avec l’utilitarisme et l’immédiateté.
L’éducation a un rôle essentiel à jouer dans le développement de cette capacité à plonger en son for intérieur, à s’arrêter pour rêver, imaginer, créer... Cela passe par la formation d’élèves empathiques, capables d’écouter l’autre, de s’engager vers des connaissances empiriques 4, sans savoir où ça les mène, plus que dans la transmission d’un savoir utilitaire qui sera vite dépassé. Pour cela, il faut créer des moments de curiosité, d’expérience, dont les enfants sont acteurs.
776 mots
1 Factice: artificiel.
2 Opium digital: l’expression signifie que le temps d’écran fait oublier tout le reste.
3 Qui se limite à un produit de consommation.
4 Des connaissances tirées de l’expérience.
Consigne
Vous résumerez ce texte en 194 mots. Une tolérance de +/- 10% est admise: votre travail comptera au moins 174 mots et au plus 214 mots.
Vous placerez un repère dans votre travail tous les 50 mots et indiquerez, à la fin de votre contraction, le nombre total de mots utilisés.
Nombre de mots: ()
Exercice 2 - Sujet A : Essai
Sujet A – Rabelais, Gargantua, chapitres XI à XXIV – Parcours: la bonne éducation.
Texte d’après Jean-Miguel Pire, « Retrouvons le temps de réfléchir ! », Sciences humaines, n°366, mars 2024.
Les Anciens plaçaient l’ otium, le loisir « intelligent », « fécond », au sommet des activités humaines. Ce temps libre, consacré à des activités désintéressées comme la lecture ou la rêverie, était considéré comme indispensable à l’acquisition de l’autonomie, de la rationalité et du discernement. Si ce triple idéal est resté au cœur de nos institutions démocratiques, la valorisation du temps nécessaire pour l’atteindre a disparu de nos représentations. En effet, les résidus de l’ otium dans notre vocabulaire sont l’oisiveté, qui réduit le temps libre au divertissement, et le négoce « nec otium », « contre l’ otium » – qui signifie littéralement que le marché est fondé sur la négation de nos efforts en faveur du développement de la conscience. Alors que les écrans grignotent chaque jour un peu plus de « temps de cerveau disponible », il nous faut reprendre possession de notre temps libre.
Nous faisons bien face à un paradoxe. En Occident, jamais autant de gens n’ont disposé d’autant de temps libre. Et pourtant, jamais n’a autant dominé l’impression d’en manquer. Depuis la crise sanitaire, de plus en plus de personnes expriment leur besoin de s’arrêter ou de ralentir pour se poser et réfléchir. Des jeunes, notamment, revendiquent le choix de travailler moins pour consacrer davantage de temps à des activités non marchandes, qui ont du sens. Depuis trente ans, le marché a imposé sa logique utilitariste dans tous les domaines de l’existence, à commencer par celui du travail. Un salarié est jugé sur des critères d’efficacité, de rapidité et de réactivité. Un phénomène encore amplifié par la digitalisation, qui a gagné du terrain pendant la crise sanitaire. En nous donnant la possibilité de travailler d’où l’on veut, le télétravail offre un sentiment de liberté factice 1, au regard de la charge mentale à laquelle il nous soumet.
Plus largement, la digitalisation attaque notre temps libre. Le temps d’écran a explosé, notamment chez les jeunes. Comment prendre le temps de réfléchir, contempler, comprendre, imaginer, ou même tout simplement lire lorsque notre « temps de cerveau disponible » est absorbé par ce nouvel opium digital 2 ? Nous n’avons plus suffisamment d’espace mental pour réaliser ce travail de mise à distance et de production d’idées. Les réseaux sociaux nous offrent la possibilité d’exprimer notre point de vue à tort et à travers; ils nous donnent l’illusion d’être protagonistes, alors même qu’ils jouent sur le système de récompense – les fameux « like » – pour nous rendre captifs d’une notoriété numérique tout à fait superficielle. Nous avons atteint un niveau d’addiction sans précédent, bien documenté par la neurobiologie. Il nous faut aujourd’hui lutter contre nous-mêmes et notre dilapidation du temps libre, pour retrouver la liberté de réfléchir. Cette reconquête passe selon moi par l’ otium.
L’ otium est un terme latin qui a disparu de notre vocabulaire, mais qui traverse toute l’histoire de la pensée. Chez les Romains, il désigne la part du temps libre consacrée à ce que je traduirais aujourd’hui par « loisir fécond, intelligent ». Cela désigne toute forme de loisir qui permet de développer la conscience, l’imaginaire, le discernement, l’empathie; toute situation où on progresse, où on accroît son autonomie, sa capacité de penser par soi-même: la lecture, l’étude, l’acquisition des savoirs, la connaissance de soi, des autres, du monde mais aussi la contemplation, la méditation, la rêverie.
Il faut valoriser et cultiver ce temps désintéressé dès le plus jeune âge. Cela peut passer par la pratique de la philosophie ou encore la fréquentation des œuvres d’art. Le musée, surtout lorsqu’il est gratuit, est le lieu de l’ otium par excellence. Le dialogue avec une œuvre peut être totalement gratuit, ne mener à rien, mais il peut changer le cours d’une vie. Par leur puissance de révélation existentielle, les plus grandes œuvres d’art font obstacle à toutes réductions utilitaires mais aussi consuméristes 3. Sollicitant la patience et l’attention, réclamant un temps long qui mobilise les sens et l’intelligence, proposant une transmission de savoirs, d’émotions, d’échanges sans autre but qu’eux-mêmes, la connaissance des œuvres d’art rompt avec l’utilitarisme et l’immédiateté.
L’éducation a un rôle essentiel à jouer dans le développement de cette capacité à plonger en son for intérieur, à s’arrêter pour rêver, imaginer, créer... Cela passe par la formation d’élèves empathiques, capables d’écouter l’autre, de s’engager vers des connaissances empiriques 4, sans savoir où ça les mène, plus que dans la transmission d’un savoir utilitaire qui sera vite dépassé. Pour cela, il faut créer des moments de curiosité, d’expérience, dont les enfants sont acteurs.
776 mots
1 Factice: artificiel.
2 Opium digital: l’expression signifie que le temps d’écran fait oublier tout le reste.
3 Qui se limite à un produit de consommation.
4 Des connaissances tirées de l’expérience.
Essai
Tous les loisirs peuvent-ils contribuer à une bonne éducation ?
Vous développerez de manière organisée votre réponse à cette question en prenant appui sur Gargantua de Rabelais, sur le texte de l'exercice de la contraction et sur ceux que vous avez étudiés dans le cadre de l'objet d'étude « La littérature d'idées du XVIe au XVIIIe siècle ». Vous pourrez aussi faire appel à vos lectures et à votre culture personnelle.
Exercice 2 - Sujet B : Contraction de texte
Sujet B – La Bruyère, Les Caractères, livre XI « De l'Homme » – Parcours: peindre les Hommes, examiner la nature humaine.
Texte d'après Elsa Godart, Éthique de la sincérité. Survivre à l'ère du mensonge, 2020.
Contraction de texte
Vous résumerez ce texte en 213 mots. Une tolérance de +/- 10% est admise: votre travail comptera au moins 192 mots et au plus 234 mots.
Vous placerez un repère dans votre travail tous les 50 mots et indiquerez, à la fin de votre contraction, le nombre total de mots utilisés.
Sujet B – La Bruyère, Les Caractères, livre XI « De l'Homme » – Parcours: peindre les Hommes, examiner la nature humaine.
Texte d'après Elsa Godart, Éthique de la sincérité. Survivre à l'ère du mensonge, 2020.
La sincérité se présente comme un appel, un cri du cœur qui régit nos liens avec les autres. À l'heure où la société est en pleine métamorphose, où la machine (robot, IA,...) vient redéfinir les liens humains, à l'heure de la virtualisation du monde, qu'en est-il de la relation interpersonnelle ? L'amitié, l'amour ou la communication sont-ils encore garants de sincérité ? Et dans le cas contraire, est-il encore possible d'accorder sa confiance ?
« Pour être sincère, il faut cesser de l'être ». Cette affirmation de Vladimir Jankélévitch 6 annonce d'emblée ce qu'est la sincérité: un paradoxe. Plus généralement, nous portons tous en nous une exigence de sincérité sans toutefois parvenir à la réaliser. La question de la sincérité se pose dans nombre de domaines: dans nos relations avec les autres et avec nous-mêmes; dans notre usage du langage elle soulève un problème de morale, elle engage notre volonté et elle détermine notre rapport avec le mensonge. Suis-je sincère ? Comment l'être ? Faut-il l'être ?
Il semble que notre époque se trouve confrontée à des bouleversements éthiques 7 et existentiels sans précédent. Par exemple, il est communément admis que les valeurs familiales, morales et religieuses tendent à se disloquer ou, du moins, se transforment fortement. Ces changements de repères ont, entre autres, pour conséquence le fait que les « psys » n'ont jamais été autant consultés: cela révèle notre besoin d'être sincères envers nous-mêmes et envers les autres, et surtout, indique combien la sincérité ne va pas de soi. Si nous perçons son mystère, peut-être parviendrons-nous à résoudre une partie de nos problèmes existentiels ?
Alors que les moyens de transport permettent de se déplacer et de se rapprocher de plus en plus vite, que les outils de communication (Internet, le téléphone portable, la télévision par satellite, etc.) divisent le temps et abolissent les distances, nous nous éloignons de plus en plus les uns des autres: indifférents que nous sommes devenus aux autres, nous nous sentons aussi de plus en plus seuls.
Ce phénomène s'accompagne d'un profond sentiment de frustration engendrée par la complexité à être soi-même, d'une réelle difficulté à être reconnu, à s'imposer dans le monde et à se faire entendre. Preuve en est l'explosion de ventes d'ouvrages sur le bien-être et le développement personnel. Le besoin de prendre soin de soi est réel et il oblige à se poser la question de savoir qui l'on est et, bien plus, de pouvoir le dire.
Plus que jamais, notre monde semble porter en lui le souci de la sincérité, parce que notre époque est malade du dire.
Dans nos relations sociales, nous nous retenons d'exprimer nos véritables émotions, nos ressentis et, souvent, de dire ce que nous pensons vraiment. Ce défaut de sincérité est nuisible; car, à force de jouer un rôle, l'individu finit par ne plus savoir qui il est, il ne se reconnaît plus. Or, l'absence de sincérité devient source de troubles: nombre de souffrances psychiques sont causées par la difficulté de se dire, de se raconter ou de parler de soi. Aussi n'est-il pas étonnant d'observer la vogue des différentes psychothérapies auxquelles on a de plus en plus recours. Par exemple, la psychanalyse, thérapie qui naît au début du XX e siècle et qui repose essentiellement sur la parole: c'est donc par le langage que passe la libération de certaines névroses et des douleurs de vivre. Oui, mais qu'en est-il d'une société malade du dire, qui ne « parle plus », qui ne s'entend plus ?
De plus, le besoin de sincérité ne se fait pas sentir seulement au niveau psychologique ou relationnel, son importance est primordiale en ce qui concerne nos valeurs – tant humaines que sociétales. Il est nécessaire à tout être humain d'atteindre ou au moins de tendre à une vérité qui lui soit propre: la sienne.
À nouveau, qu'entend-on par sincérité ? Toujours pour Jankélévitch, il y a « trois sortes de sincérité: l'accord de la pensée et du propos (ou de la pensée et de l'acte), l'accord de l'acte et du propos, l'accord de la pensée avec soi. » Ainsi y aurait-il trois manières d'être sincère: par la conformité de la parole et de la pensée; par la conformité de la parole et de l'action; et par la fidélité à soi-même. En essayant de comprendre ce qu'est la sincérité, on expérimente donc ce qu'il y a de plus soi en soi.
La sincérité mérite sa place de pilier de la pensée philosophique à l'égal des grandes notions telles que la morale, la vérité ou le désir. Parce que la sincérité n'est autre que la voie de la connaissance de soi.
Si la sincérité doit être associée à la connaissance de soi, alors on voit très vite surgir une autre question, ô combien essentielle: celle du bonheur. Est-il possible de prétendre à une quelconque forme de bonheur quand on ignore qui l'on est et ce que l'on veut véritablement ?
853 mots
6 Vladimir Jankélévitch, né le 31 août 1903 à Bourges et mort le 6 juin 1985 à Paris, est un philosophe et musicologue français.
7 Bouleversements éthiques: bouleversements liés à la morale.
Exercice 2 - Sujet B : Essai
Sujet B – La Bruyère, Les Caractères, livre XI « De l'Homme » – Parcours: peindre les Hommes, examiner la nature humaine.
Texte d'après Elsa Godart, Éthique de la sincérité. Survivre à l'ère du mensonge, 2020.
Essai
Peut-on vraiment connaître une personne si elle n'est pas sincère ?
Vous développerez de manière organisée votre réponse à cette question en prenant appui sur le chapitre « De l'Homme » des Caractères de La Bruyère, sur le texte de l'exercice de la contraction et sur ceux que vous avez étudiés dans le cadre de l'objet d'étude « La littérature d'idées du XVIe au XVIIIe siècle ». Vous pourrez aussi faire appel à vos lectures et à votre culture personnelle.
Sujet B – La Bruyère, Les Caractères, livre XI « De l'Homme » – Parcours: peindre les Hommes, examiner la nature humaine.
Texte d'après Elsa Godart, Éthique de la sincérité. Survivre à l'ère du mensonge, 2020.
La sincérité se présente comme un appel, un cri du cœur qui régit nos liens avec les autres. À l'heure où la société est en pleine métamorphose, où la machine (robot, IA,...) vient redéfinir les liens humains, à l'heure de la virtualisation du monde, qu'en est-il de la relation interpersonnelle ? L'amitié, l'amour ou la communication sont-ils encore garants de sincérité ? Et dans le cas contraire, est-il encore possible d'accorder sa confiance ?
« Pour être sincère, il faut cesser de l'être ». Cette affirmation de Vladimir Jankélévitch 6 annonce d'emblée ce qu'est la sincérité: un paradoxe. Plus généralement, nous portons tous en nous une exigence de sincérité sans toutefois parvenir à la réaliser. La question de la sincérité se pose dans nombre de domaines: dans nos relations avec les autres et avec nous-mêmes; dans notre usage du langage elle soulève un problème de morale, elle engage notre volonté et elle détermine notre rapport avec le mensonge. Suis-je sincère ? Comment l'être ? Faut-il l'être ?
Il semble que notre époque se trouve confrontée à des bouleversements éthiques 7 et existentiels sans précédent. Par exemple, il est communément admis que les valeurs familiales, morales et religieuses tendent à se disloquer ou, du moins, se transforment fortement. Ces changements de repères ont, entre autres, pour conséquence le fait que les « psys » n'ont jamais été autant consultés: cela révèle notre besoin d'être sincères envers nous-mêmes et envers les autres, et surtout, indique combien la sincérité ne va pas de soi. Si nous perçons son mystère, peut-être parviendrons-nous à résoudre une partie de nos problèmes existentiels ?
Alors que les moyens de transport permettent de se déplacer et de se rapprocher de plus en plus vite, que les outils de communication (Internet, le téléphone portable, la télévision par satellite, etc.) divisent le temps et abolissent les distances, nous nous éloignons de plus en plus les uns des autres: indifférents que nous sommes devenus aux autres, nous nous sentons aussi de plus en plus seuls.
Ce phénomène s'accompagne d'un profond sentiment de frustration engendrée par la complexité à être soi-même, d'une réelle difficulté à être reconnu, à s'imposer dans le monde et à se faire entendre. Preuve en est l'explosion de ventes d'ouvrages sur le bien-être et le développement personnel. Le besoin de prendre soin de soi est réel et il oblige à se poser la question de savoir qui l'on est et, bien plus, de pouvoir le dire.
Plus que jamais, notre monde semble porter en lui le souci de la sincérité, parce que notre époque est malade du dire.
Dans nos relations sociales, nous nous retenons d'exprimer nos véritables émotions, nos ressentis et, souvent, de dire ce que nous pensons vraiment. Ce défaut de sincérité est nuisible; car, à force de jouer un rôle, l'individu finit par ne plus savoir qui il est, il ne se reconnaît plus. Or, l'absence de sincérité devient source de troubles: nombre de souffrances psychiques sont causées par la difficulté de se dire, de se raconter ou de parler de soi. Aussi n'est-il pas étonnant d'observer la vogue des différentes psychothérapies auxquelles on a de plus en plus recours. Par exemple, la psychanalyse, thérapie qui naît au début du XX e siècle et qui repose essentiellement sur la parole: c'est donc par le langage que passe la libération de certaines névroses et des douleurs de vivre. Oui, mais qu'en est-il d'une société malade du dire, qui ne « parle plus », qui ne s'entend plus ?
De plus, le besoin de sincérité ne se fait pas sentir seulement au niveau psychologique ou relationnel, son importance est primordiale en ce qui concerne nos valeurs – tant humaines que sociétales. Il est nécessaire à tout être humain d'atteindre ou au moins de tendre à une vérité qui lui soit propre: la sienne.
À nouveau, qu'entend-on par sincérité ? Toujours pour Jankélévitch, il y a « trois sortes de sincérité: l'accord de la pensée et du propos (ou de la pensée et de l'acte), l'accord de l'acte et du propos, l'accord de la pensée avec soi. » Ainsi y aurait-il trois manières d'être sincère: par la conformité de la parole et de la pensée; par la conformité de la parole et de l'action; et par la fidélité à soi-même. En essayant de comprendre ce qu'est la sincérité, on expérimente donc ce qu'il y a de plus soi en soi.
La sincérité mérite sa place de pilier de la pensée philosophique à l'égal des grandes notions telles que la morale, la vérité ou le désir. Parce que la sincérité n'est autre que la voie de la connaissance de soi.
Si la sincérité doit être associée à la connaissance de soi, alors on voit très vite surgir une autre question, ô combien essentielle: celle du bonheur. Est-il possible de prétendre à une quelconque forme de bonheur quand on ignore qui l'on est et ce que l'on veut véritablement ?
853 mots
6 Vladimir Jankélévitch, né le 31 août 1903 à Bourges et mort le 6 juin 1985 à Paris, est un philosophe et musicologue français.
7 Bouleversements éthiques: bouleversements liés à la morale.
Exercice 2 - Sujet C : Contraction de texte
Sujet C – Olympe de Gouges, Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne – Parcours: écrire et combattre pour l'égalité.
Contraction de texte
Vous résumerez ce texte en 197 mots. Une tolérance de +/- 10 % est admise: votre travail comptera au moins 177 et au plus 217 mots.
Vous placerez un repère dans votre travail tous les 50 mots et indiquerez, à la fin de la contraction, le nombre total de mots utilisés.
Sujet C – Olympe de Gouges, Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne – Parcours: écrire et combattre pour l'égalité.
D'après François Dosse, « La Littérature à l'assaut du présent », Sciences humaines, n°364, janvier 2024.
Il est bien fini, le temps où Alain Robbe-Grillet affirmait que le bon écrivain est quelqu'un qui n'a rien à dire. Les écrivains d'aujourd'hui ont rompu avec l'idée d'une écriture coupée du monde. Ils font retour vers le réel, l'interrogent, le sondent, manifestent un désir d'être au monde. Ils quittent la quiétude de leur cabinet de travail, se trouvent des terrains d'enquête et partent explorer les zones invisibles d'un monde social souvent perçu comme violent et fondamentalement inégalitaire.
La rentrée littéraire de l'automne 2023 confirme ce trait caractéristique. Il suffit de prendre quelques-uns des romans les plus en vue pour voir à quel point ils ont un fort ancrage dans la société. Leur lecture renvoie aux grandes secousses individuelles et collectives du temps présent. Sans prétention à l'exhaustivité, citons quelques thèmes omniprésents. Le machisme, les inégalités persistantes des relations femmes/hommes sont au cœur du roman d'Eric Reinhardt, Sarah, Susanne et l'écrivain, mais aussi de celui de Maria Pourchet, Western, ou encore du récit de Neige Sinno, Triste tigre, qui s'interroge sur la fascination que peut exercer un bourreau violeur. La conscience écologique est présente dans le roman de Pierric Bailly, La Foudre. Le problème de l'urbanité et de la banlieue est abordé dans Le Grand Secours de Thomas B. Reverdy. Les thématiques de la mémoire, de la filiation, du legs 1 générationnel sont également insistantes, témoins d'une préoccupation majeure de notre temps...
On est donc loin d'une littérature française dénoncée hier comme purement autobiographique et narcissique. Tout au contraire, la sensibilité des écrivains aux événements sociaux et politiques contemporains, aux traumatismes du passé et à la manière dont ces derniers ont été métabolisés 2 par la mémoire collective est frappante. La production littéraire actuelle relève ainsi d'une véritable analyse de la société française, avec ses événements, ses clivages, ses ambiances, ses humeurs.
Dominique Viart, chercheur en littérature actuelle, a proposé un nouveau terme pour désigner cette tendance: les « littératures de terrain 3 ». Des écrivains mobilisent ainsi des techniques comme les entretiens, l'immersion participante ou observante (à l'hôpital, en prison, en entreprise, etc.), la fouille d'archives, les recherches bibliographiques... La romancière Joy Sorman, après s'être immergée dans la gare du Nord pour Paris Gare du Nord (2011), parvient à pénétrer le monde de la folie en se faisant accepter, en tant qu'observatrice, au sein de deux unités psychiatriques un jour par semaine pendant une année. Elle en a tiré À la folie (2021).
Ces auteurs accompagnent parfois leurs récits de témoignages bruts ou de photographies, avec la volonté assumée de montrer la société telle qu'elle est. Accordant une attention particulière à la quotidienneté, à l'ordinaire, attentifs aux gens modestes, la plupart des écrivains s'intéressent plus spécifiquement aux femmes et hommes « d'en bas ». C'est le cas avec Pierre Michon et ses Vies minuscules (1984). Retraçant des destins ordinaires, il exprime une sensibilité visant à sortir du roman national et des héros pour faire place aux anonymes de l'histoire, condamnés à l'inexistence sous les hagiographies 4 des grands hommes. Redonner une mémoire aux sans-grade, aux muets confinés dans les profondeurs du tissu social devient alors une préoccupation commune aux historiens et écrivains.
Cette ambition réaliste n'est certes pas nouvelle dans le roman français: Honoré de Balzac, Émile Zola voulaient aussi rendre compte au plus près de la réalité sociale de la France. Balzac était même en concurrence conflictuelle avec les historiens de son époque, leur reprochant de négliger l'histoire des mœurs pour se consacrer uniquement à l'histoire politique et militaire. Mais il existe une différence majeure entre les écrivains contemporains et ces illustres pionniers. Les recherches menées par Zola en amont de ses romans restaient pour l'essentiel dans l'œuvre publiée. Or les enquêtes contemporaines ne prétendent plus seulement représenter le réel: elles ambitionnent « d'interroger les conditions de sa fabrique, d'inquiéter les institutions qui le construisent et de questionner les conditions de son exploration », c'est-à-dire de faire apparaître le processus de recherche dans les textes.
Qu'elle explore nos valeurs, nos legs mémoriels, nos désirs et frustrations, nos blessures et inquiétudes, notre rapport au corps ou à l'environnement, la littérature contemporaine foisonne d'expériences, d'éclairages, de recherches pour tâcher de comprendre certaines parties du monde dans lequel on vit. Sans renoncer à étendre toujours plus loin son imaginaire, elle exprime une capacité singulière à renouer avec le réel. Elle se veut ainsi plus sociale, politique, immergée. Elle nourrit ainsi les sciences humaines, dont elle se nourrit en retour, et documente l'histoire des temps présents. Elle est enfin un moyen de se ressourcer en énergie, en intensité.
828 mots
1 Héritage.
2 Intégrés, assimilés.
3 Littérature qui s'appuie sur la réalité concrète du reportage mené par l'écrivain sur le terrain.
4 Biographies élogieuses.
Exercice 2 - Sujet C : Essai
Sujet C – Olympe de Gouges, Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne – Parcours: écrire et combattre pour l'égalité.
Essai
Sujet C – Olympe de Gouges, Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne – Parcours: écrire et combattre pour l'égalité.
D'après François Dosse, « La Littérature à l'assaut du présent », Sciences humaines, n°364, janvier 2024.
Il est bien fini, le temps où Alain Robbe-Grillet affirmait que le bon écrivain est quelqu'un qui n'a rien à dire. Les écrivains d'aujourd'hui ont rompu avec l'idée d'une écriture coupée du monde. Ils font retour vers le réel, l'interrogent, le sondent, manifestent un désir d'être au monde. Ils quittent la quiétude de leur cabinet de travail, se trouvent des terrains d'enquête et partent explorer les zones invisibles d'un monde social souvent perçu comme violent et fondamentalement inégalitaire.
La rentrée littéraire de l'automne 2023 confirme ce trait caractéristique. Il suffit de prendre quelques-uns des romans les plus en vue pour voir à quel point ils ont un fort ancrage dans la société. Leur lecture renvoie aux grandes secousses individuelles et collectives du temps présent. Sans prétention à l'exhaustivité, citons quelques thèmes omniprésents. Le machisme, les inégalités persistantes des relations femmes/hommes sont au cœur du roman d'Eric Reinhardt, Sarah, Susanne et l'écrivain, mais aussi de celui de Maria Pourchet, Western, ou encore du récit de Neige Sinno, Triste tigre, qui s'interroge sur la fascination que peut exercer un bourreau violeur. La conscience écologique est présente dans le roman de Pierric Bailly, La Foudre. Le problème de l'urbanité et de la banlieue est abordé dans Le Grand Secours de Thomas B. Reverdy. Les thématiques de la mémoire, de la filiation, du legs 1 générationnel sont également insistantes, témoins d'une préoccupation majeure de notre temps...
On est donc loin d'une littérature française dénoncée hier comme purement autobiographique et narcissique. Tout au contraire, la sensibilité des écrivains aux événements sociaux et politiques contemporains, aux traumatismes du passé et à la manière dont ces derniers ont été métabolisés 2 par la mémoire collective est frappante. La production littéraire actuelle relève ainsi d'une véritable analyse de la société française, avec ses événements, ses clivages, ses ambiances, ses humeurs.
Dominique Viart, chercheur en littérature actuelle, a proposé un nouveau terme pour désigner cette tendance: les « littératures de terrain 3 ». Des écrivains mobilisent ainsi des techniques comme les entretiens, l'immersion participante ou observante (à l'hôpital, en prison, en entreprise, etc.), la fouille d'archives, les recherches bibliographiques... La romancière Joy Sorman, après s'être immergée dans la gare du Nord pour Paris Gare du Nord (2011), parvient à pénétrer le monde de la folie en se faisant accepter, en tant qu'observatrice, au sein de deux unités psychiatriques un jour par semaine pendant une année. Elle en a tiré À la folie (2021).
Ces auteurs accompagnent parfois leurs récits de témoignages bruts ou de photographies, avec la volonté assumée de montrer la société telle qu'elle est. Accordant une attention particulière à la quotidienneté, à l'ordinaire, attentifs aux gens modestes, la plupart des écrivains s'intéressent plus spécifiquement aux femmes et hommes « d'en bas ». C'est le cas avec Pierre Michon et ses Vies minuscules (1984). Retraçant des destins ordinaires, il exprime une sensibilité visant à sortir du roman national et des héros pour faire place aux anonymes de l'histoire, condamnés à l'inexistence sous les hagiographies 4 des grands hommes. Redonner une mémoire aux sans-grade, aux muets confinés dans les profondeurs du tissu social devient alors une préoccupation commune aux historiens et écrivains.
Cette ambition réaliste n'est certes pas nouvelle dans le roman français: Honoré de Balzac, Émile Zola voulaient aussi rendre compte au plus près de la réalité sociale de la France. Balzac était même en concurrence conflictuelle avec les historiens de son époque, leur reprochant de négliger l'histoire des mœurs pour se consacrer uniquement à l'histoire politique et militaire. Mais il existe une différence majeure entre les écrivains contemporains et ces illustres pionniers. Les recherches menées par Zola en amont de ses romans restaient pour l'essentiel dans l'œuvre publiée. Or les enquêtes contemporaines ne prétendent plus seulement représenter le réel: elles ambitionnent « d'interroger les conditions de sa fabrique, d'inquiéter les institutions qui le construisent et de questionner les conditions de son exploration », c'est-à-dire de faire apparaître le processus de recherche dans les textes.
Qu'elle explore nos valeurs, nos legs mémoriels, nos désirs et frustrations, nos blessures et inquiétudes, notre rapport au corps ou à l'environnement, la littérature contemporaine foisonne d'expériences, d'éclairages, de recherches pour tâcher de comprendre certaines parties du monde dans lequel on vit. Sans renoncer à étendre toujours plus loin son imaginaire, elle exprime une capacité singulière à renouer avec le réel. Elle se veut ainsi plus sociale, politique, immergée. Elle nourrit ainsi les sciences humaines, dont elle se nourrit en retour, et documente l'histoire des temps présents. Elle est enfin un moyen de se ressourcer en énergie, en intensité.
828 mots
1 Héritage.
2 Intégrés, assimilés.
3 Littérature qui s'appuie sur la réalité concrète du reportage mené par l'écrivain sur le terrain.
4 Biographies élogieuses.
Suffit-il d'écrire ce que l'on voit pour combattre les inégalités ?
Vous développerez de manière organisée votre réponse à cette question en prenant appui sur la Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne d'Olympe de Gouges, sur le texte de l'exercice de la contraction et sur ceux que vous avez étudiés dans le cadre de l'objet d'étude « La littérature d'idées du XVIe au XVIIIe siècle ». Vous pourrez aussi faire appel à vos lectures et à votre culture personnelle.
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