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Sujet du Bac STI2D Français 2024 · Métropole

Sujet du Bac STI2D de Français 2024, Métropole : 1 exercice corrigé. Thèmes : Contraction de texte. Avec correction automatique.

Thèmes du sujet : Contraction de texte (littérature d'idées moderne et contemporaine) · Essai sur la littérature d'idées du XVIe au XVIIIe siècle · Commentaire de texte : le roman et le récit du Moyen Âge au XXIe siècle

Exercice 1 - Commentaire de texte

Objet d'étude: le roman et le récit du Moyen Âge au XXIe siècle

Wajdi Mouawad, Anima, 2012.

Le roman de Mouawad a une particularité: chaque chapitre est écrit du point de vue d'un animal. Il s'agit ici du chapitre intitulé « Grus canadensis ».

1 Parties à l'aube, nous volions très haut dans le ciel, guidées par la plus âgée de notre nuée. Elle formait à elle seule l'avant-garde et nous entraînait en direction du soleil vers un point déterminé de l'horizon d'où tout à coup est parti un vent mauvais, précurseur de tempête, et dont le souffle glacial nous est parvenu comme un chant plein de menaces.

5 Percevant le danger, elle, la plus prodigieuse et la plus âgée, qui a connu toutes les migrations, qui a niché au nord comme au sud, s'est mise à branler de la tête et à claquer fiévreusement du bec. Elle a porté son regard aux confins des lumières, puis, irritée, en colère contre l'orage de plus en plus proche, elle a lancé un cri long et strident que nous avons repris en chœur pour avertir les autres, derrière nous, de la manœuvre qui se

10 préparait. Kèr-lou ! Ker-li-ou ! L'air s'engouffrait dans nos gueules ouvertes et déchirait nos joues. Le froid pénétrait nos poumons comme des coulées de neige. Kèr-lou ! Ker-li-ou ! Soudain, sans nous avertir, elle, la plus âgée, a refermé ses ailes pour se laisser tomber comme une pierre. Sans attendre nous l'avons imitée et sommes tombées à notre tour. Plusieurs se sont désarticulées dans le ciel noir, emportées, projetées, le cou en vrille,

15 ballottées sans vie, cassées, défaites dans les gifles de la tempête. Je tentais désespérément de garder mes ailes repliées pour ne pas être démembrée à mon tour par le hachoir des accélérations tandis que, plus bas, je devinais la débâcle de mes compagnes qui se débattaient contre la férocité de la pluie. Certaines se laissaient choir jusqu'au ras du

20 sol pour rouvrir leurs ailes au dernier instant et regagner les cimes des arbres où elles trouvaient refuge, mais plusieurs parmi les plus jeunes et les moins expérimentées de notre nuée échouaient dans leur manœuvre et explosaient contre la terre.

J'ai voulu déployer mes ailes pour freiner ma chute, mais j'ai heurté, sans le vouloir,

25 un mur en mouvement sorti du brouillard et je me suis brisé les jambes. J'ai frappé une paroi vitrée sur laquelle j'ai rebondi pour être projetée contre le sol. J'ai entendu un crissement et j'ai vu les lumières aveuglantes d'un monstre métallique s'arrêter à côté de moi. La pluie tombait. J'ai essayé de battre des ailes, mais je ne pouvais plus bouger. J'ai senti une ombre, une présence, un humain s'est penché, il a dit Une grue 1 ! Viens voir ça ! Je crois qu'elle respire encore.

1. Grue: grand oiseau migrateur de la famille des échassiers, au plumage blanc.

Vous commenterez cet extrait d' Anima de Wajdi Mouawad. Vous pourrez prêter plus particulièrement attention à:

un monde dangereux

un récit surprenant

Exercice 2 - Sujet A - Contraction de texte

Sujet A – Rabelais, Gargantua, chapitres XI à XXIV – Parcours: la bonne éducation.

Contraction de texte

Sujet A – Rabelais, Gargantua, chapitres XI à XXIV – Parcours: la bonne éducation

Texte d'après Manon Paulic, « Le défi de l'éducation » dans « L'IA va-t-elle nous remplacer ? », Le Un, n°432, 1 er février 2023.

1 Un coup de pied dans la fourmilière. C'est ainsi que l'on pourrait résumer l'effet produit, au sein du monde enseignant, par la récente apparition de ChatGPT. Si un outil d'intelligence artificielle, accessible à tous en quelques clics, est désormais capable de répondre à n'importe quelle question de manière construite et pertinente, comment 5 s'assurer qu'un élève n'a pas délégué la rédaction de son devoir au logiciel ? Plus largement, comment maintenir la légitimité de l'évaluation pédagogique, pratique sur laquelle reposent la plupart des systèmes éducatifs dans le monde ? Aux États-Unis, où la plateforme a été lancée en novembre 2022, la question divise. Pour empêcher les élèves de tricher, des établissements scolaires à New York et à Seattle ont décidé de bloquer 10 l'accès à ChatGPT depuis leurs réseaux Wi-Fi. « C'est l'un des paradoxes du monde de l'éducation, commente Sobhi Tawil, directeur du programme consacré à l'avenir de l'apprentissage et à l'innovation du secteur éducation de l'Unesco. On répète qu'au XXIe siècle, il est essentiel que les jeunes acquièrent des compétences numériques, et au moment de la validation d'un parcours éducatif, on interdit d'avoir recours aux outils en 15 question, dont on sait par ailleurs qu'ils sont utilisés à longueur de temps par les élèves pour étudier, se distraire, s'informer et travailler ». Consciente de l'importance de la révolution à l'œuvre, une partie du monde universitaire américain a fait le choix de s'adapter. Partant du principe que les élèves feront toujours preuve d'inventivité lorsqu'il s'agit de contourner les interdictions, plusieurs universités ont donc renoncé aux devoirs à la maison. À la place, les 20 enseignants privilégient les examens oraux, le travail en équipe et les dissertations manuscrites en classe.

Faut-il s'inquiéter d'une telle évolution ? Pour Sobhi Tawil, au contraire, ce bouleversement provoqué par ChatGPT représente une occasion inédite, qu'il faut saisir. « L'IA nous donne l'opportunité de réfléchir à la finalité du processus pédagogique et 25 éducatif. Que cherche-t-on à évaluer chez un élève ? Il s'agit de s'interroger, en creux, notre conception du savoir et de l'intelligence humaine. Est-ce le fait d'être capable d'emmagasiner des connaissances et de les restituer, ou est-ce avant tout le raisonnement critique, la créativité ? », interroge-t-il. L'idée de laisser les élèves avoir librement accès à des outils comme ChatGPT n'est pas impensable, selon ce spécialiste de l'éducation. 30 L'IA deviendrait ainsi un moyen pour le système éducatif d'encourager les élèves à développer de nouvelles qualités. « Le monde dans lequel nous vivons et le type de questions auxquelles nous sommes à présent confrontés en tant que citoyens exige de nous que nous sachions collaborer, mutualiser nos expertises, nos talents et nos efforts ».

Le débat, la controverse et le tutorat entre élèves sont autant de pratiques que 35 préconise Serge Tisseron pour améliorer le système éducatif à l'aube d'une révolution numérique. Car l'univers de l'intelligence artificielle n'a pas attendu ChatGPT pour s'intéresser au milieu scolaire et universitaire. Nombre d'outils ont été mis au point au cours de la dernière décennie dans le but d'améliorer l'apprentissage. C'est le cas notamment 40 des systèmes de tutorat intelligents, imaginés dès les années 1970. Ils sont, à ce jour, les outils d'IA les plus aboutis et les plus utilisés dans le contexte éducatif.

À l'avenir, il est même probable qu'un assistant intelligent nous aide, tout au long de notre vie, à relever des défis, comme celui d'apprendre le suédois ou le jeu d'échecs à 45 cinquante ans, en adaptant l'enseignement à notre personnalité et à nos capacités, traduites en milliards de données accumulées depuis notre enfance. Ces opportunités, principalement individuelles, réjouissent et inquiètent à la fois les spécialistes. « L'éducation a aussi des fonctions collectives, rappelle Sobhi Tawil. C'est un projet sociétal, et il est important de ne pas le perdre de vue. »

50 Les défis posés par l'intelligence artificielle sont certainement aussi nombreux que ses potentiels. Pour Guillaume Leboucher, président de la fondation L'IA pour l'école, ces risques sont autant de raisons supplémentaires pour enseigner le plus tôt possible les rudiments de l'intelligence artificielle aux élèves, qui devraient pouvoir être rapidement en mesure de « comprendre ce qu'est une IA et de débattre de ses implications au niveau de 55 la société ». Et de conclure: « Nous ne sommes pas en train de vivre une révolution numérique, mais bien une révolution anthropologique 1. Et la vraie question, c'est: que doit-on apprendre aujourd'hui ? »

785 mots

1 Anthropologique: qui concerne l'homme dans son ensemble.

Vous résumerez ce texte en 196 mots. Une tolérance de +/- 10% est admise: votre travail comptera au moins 176 mots et au plus 216 mots. Vous placerez un repère dans votre travail tous les 50 mots et indiquerez, à la fin de votre contraction, le nombre total de mots utilisés.

Exercice 2 - Sujet A - Essai

Sujet A – Rabelais, Gargantua, chapitres XI à XXIV – Parcours: la bonne éducation.

Essai

Sujet A – Rabelais, Gargantua, chapitres XI à XXIV – Parcours: la bonne éducation

Texte d'après Manon Paulic, « Le défi de l'éducation » dans « L'IA va-t-elle nous remplacer ? », Le Un, n°432, 1 er février 2023.

1 Un coup de pied dans la fourmilière. C'est ainsi que l'on pourrait résumer l'effet produit, au sein du monde enseignant, par la récente apparition de ChatGPT. Si un outil d'intelligence artificielle, accessible à tous en quelques clics, est désormais capable de répondre à n'importe quelle question de manière construite et pertinente, comment 5 s'assurer qu'un élève n'a pas délégué la rédaction de son devoir au logiciel ? Plus largement, comment maintenir la légitimité de l'évaluation pédagogique, pratique sur laquelle reposent la plupart des systèmes éducatifs dans le monde ? Aux États-Unis, où la plateforme a été lancée en novembre 2022, la question divise. Pour empêcher les élèves de tricher, des établissements scolaires à New York et à Seattle ont décidé de bloquer 10 l'accès à ChatGPT depuis leurs réseaux Wi-Fi. « C'est l'un des paradoxes du monde de l'éducation, commente Sobhi Tawil, directeur du programme consacré à l'avenir de l'apprentissage et à l'innovation du secteur éducation de l'Unesco. On répète qu'au XXIe siècle, il est essentiel que les jeunes acquièrent des compétences numériques, et au moment de la validation d'un parcours éducatif, on interdit d'avoir recours aux outils en 15 question, dont on sait par ailleurs qu'ils sont utilisés à longueur de temps par les élèves pour étudier, se distraire, s'informer et travailler ». Consciente de l'importance de la révolution à l'œuvre, une partie du monde universitaire américain a fait le choix de s'adapter. Partant du principe que les élèves feront toujours preuve d'inventivité lorsqu'il s'agit de contourner les interdictions, plusieurs universités ont donc renoncé aux devoirs à la maison. À la place, les 20 enseignants privilégient les examens oraux, le travail en équipe et les dissertations manuscrites en classe.

Faut-il s'inquiéter d'une telle évolution ? Pour Sobhi Tawil, au contraire, ce bouleversement provoqué par ChatGPT représente une occasion inédite, qu'il faut saisir. « L'IA nous donne l'opportunité de réfléchir à la finalité du processus pédagogique et 25 éducatif. Que cherche-t-on à évaluer chez un élève ? Il s'agit de s'interroger, en creux, notre conception du savoir et de l'intelligence humaine. Est-ce le fait d'être capable d'emmagasiner des connaissances et de les restituer, ou est-ce avant tout le raisonnement critique, la créativité ? », interroge-t-il. L'idée de laisser les élèves avoir librement accès à des outils comme ChatGPT n'est pas impensable, selon ce spécialiste de l'éducation. 30 L'IA deviendrait ainsi un moyen pour le système éducatif d'encourager les élèves à développer de nouvelles qualités. « Le monde dans lequel nous vivons et le type de questions auxquelles nous sommes à présent confrontés en tant que citoyens exige de nous que nous sachions collaborer, mutualiser nos expertises, nos talents et nos efforts ».

Le débat, la controverse et le tutorat entre élèves sont autant de pratiques que 35 préconise Serge Tisseron pour améliorer le système éducatif à l'aube d'une révolution numérique. Car l'univers de l'intelligence artificielle n'a pas attendu ChatGPT pour s'intéresser au milieu scolaire et universitaire. Nombre d'outils ont été mis au point au cours de la dernière décennie dans le but d'améliorer l'apprentissage. C'est le cas notamment 40 des systèmes de tutorat intelligents, imaginés dès les années 1970. Ils sont, à ce jour, les outils d'IA les plus aboutis et les plus utilisés dans le contexte éducatif.

À l'avenir, il est même probable qu'un assistant intelligent nous aide, tout au long de notre vie, à relever des défis, comme celui d'apprendre le suédois ou le jeu d'échecs à 45 cinquante ans, en adaptant l'enseignement à notre personnalité et à nos capacités, traduites en milliards de données accumulées depuis notre enfance. Ces opportunités, principalement individuelles, réjouissent et inquiètent à la fois les spécialistes. « L'éducation a aussi des fonctions collectives, rappelle Sobhi Tawil. C'est un projet sociétal, et il est important de ne pas le perdre de vue. »

50 Les défis posés par l'intelligence artificielle sont certainement aussi nombreux que ses potentiels. Pour Guillaume Leboucher, président de la fondation L'IA pour l'école, ces risques sont autant de raisons supplémentaires pour enseigner le plus tôt possible les rudiments de l'intelligence artificielle aux élèves, qui devraient pouvoir être rapidement en mesure de « comprendre ce qu'est une IA et de débattre de ses implications au niveau de 55 la société ». Et de conclure: « Nous ne sommes pas en train de vivre une révolution numérique, mais bien une révolution anthropologique 1. Et la vraie question, c'est: que doit-on apprendre aujourd'hui ? »

785 mots

1 Anthropologique: qui concerne l'homme dans son ensemble.

Une bonne éducation peut-elle se passer d'« emmagasiner des connaissances » ?

Vous développerez de manière organisée votre réponse à cette question en prenant appui sur Gargantua de Rabelais, sur le texte de l'exercice de la contraction et sur ceux que vous avez étudiés dans le cadre de l'objet d'étude « La littérature d'idées du XVIe au XVIIIe siècle ». Vous pourrez aussi faire appel à vos lectures et à votre culture personnelle.

Exercice 2 - Sujet B - Contraction de texte

Sujet B – La Bruyère, Les Caractères, livre XI « De l'Homme » – Parcours: peindre les Hommes, examiner la nature humaine.

Texte de Mélanie Semaine, « Restons polis ! Mais pourquoi ? » dans L'Éléphant n°43, juillet 2023.

Contraction de texte

Vous résumerez ce texte en 208 mots. Une tolérance de +/- 10 % est admise: votre travail comptera au moins 187 et au plus 229 mots.

Vous placerez un repère dans votre travail tous les 50 mots et indiquerez, à la fin de la contraction, le nombre total de mots utilisés.

Texte de Mélanie Semaine, « Restons polis ! Mais pourquoi ? » dans L'Éléphant n°43, juillet 2023.

Il est incontestable que ce que l'on dit pour être poli reflète rarement ce que nous

pensons en notre for intérieur. La politesse nous empêche d'être tout à fait authentiques et

spontanés. Est-ce une mauvaise chose ? Depuis Jean-Jacques Rousseau, on a tendance

à considérer que oui. Celui que l'on considère parfois comme un auteur préromantique

5 s'inquiète de ce que la société moderne nous a fait. L'être humain moderne est bien sûr

plus civilisé, plus raffiné, mais son âme a été défigurée par la société. « Semblable à la

statue de Glaucus, que le temps, la mer et les orages avaient tellement défigurée qu'elle

ressemblait moins à un dieu qu'à une bête féroce, l'âme humaine altérée au sein de la

société [...] a, pour ainsi dire, changé d'apparence au point d'être presque

10 méconnaissable » ( Discours sur l'origine et les fondements de l'inégalité parmi les hommes,

1755). Mais qu'est-ce qui nous défigure ainsi ? Pourquoi aurait-on si mal évolué en société ?

D'abord parce que nous nous observons les uns les autres en permanence. Et notre

regard est horizontal: nous nous comparons aux autres et adaptons nos comportements

pour ne pas leur déplaire et pouvoir ainsi tirer notre épingle du jeu dans la société. Alors

15 que, pour Rousseau, notre préoccupation devrait être verticale: nous devrions partir du

cœur et l'élever jusqu'à des valeurs morales. Ensuite, cette comparaison inquiète nous

pousse à nous uniformiser: nous adoptons les mêmes désirs et les mêmes codes afin de

ne pas prendre le risque de détonner dans le décor social: « On n'ose plus paraître ce qu'on

est » ( Discours sur les sciences et les arts, 1751), tel est le triste constat que fait Rousseau.

20 Lorsque nous adoptons la politesse comme norme de comportement, nous nous détournons

donc de plus hautes valeurs morales et nous nous empêchons d'être pleinement nous-

mêmes. Enfin, la politesse est mensongère puisqu'elle recouvre tous nos comportements

d'un vernis uniforme alors que, en dessous, chacun de nous est singulier, unique en son

genre.

25 Ainsi, la disqualification de la politesse oppose celle-ci, d'une part, à des vertus

sincères et réellement morales et, d'autre part, à un idéal d'authenticité, laquelle seule peut

permettre la communion des âmes. La politesse est donc un art des apparences, au mieux

amoral (sans rapport avec la morale), au pire immoral (qui s'oppose à la morale). Et

pourtant, dans la société moderne, elle est exigée et valorisée. Comment comprendre ce

30 paradoxe ?

Pourrions-nous vraiment vivre sans nos codes de politesse, dans la transparence et

l'authenticité rêvées par Rousseau ? D'abord, être authentiquement soi-même comme le

veut le philosophe supposerait à la fois que nous ayons un accès totalement transparent à

nous-mêmes – et donc aucune part inconsciente, obscure, inconnue ou mystérieuse en

35 nous – et que nous offrions cet accès aux autres. En bref, cela supposerait de ne plus avoir

d'intériorité. Pas sûr que cela soit possible. Et quand bien même cela le serait, la

transparence dans nos relations sociales serait-elle souhaitable ? Se fendre de mots 1 polis

au quotidien permet tout de même de pacifier nos relations. Si autrui avait accès à nos

pensées les plus immédiates et viles 2 – qui ne reflètent d'ailleurs pas nécessairement

40 l'attachement que l'on porte aux autres –, et si nous cessions de nous rendre agréables à

la moindre contrariété sous prétexte de montrer aux autres notre véritable humeur de la

manière la plus authentique, ce serait le conflit permanent. C'est tout l'équilibre fragile de la

sociabilité qui se verrait compromis. « Les soupçons, les ombrages, les craintes, la froideur,

la réserve, la haine, la trahison » qu'évoque Rousseau certes ne se cacheraient plus sous

45 le voile de la politesse, mais ils seraient alors exposés au grand jour et jetés à la face de

chacun. Peu de chance qu'une telle transparence réalise une fusion pacifique des âmes !

Car si chaque cœur se montre différent des autres lorsqu'il se met à nu, se débarrassant,

comme le dit Rousseau, de l'uniforme de la politesse qui le rendait faussement semblable

aux autres, le résultat est, au mieux, le constat inquiétant d'une pluralité irréductible de

50 consciences ne pouvant s'accorder pour vivre ensemble.

Cet art des apparences qu'est la politesse paraît donc socialement nécessaire.

Chacun sait à quoi s'en tenir car il est toujours évident que la personne polie souhaite,

tout comme nous, garder ses pensées intimes pour elle, et corrélativement que son sourire

et son remerciement marquent sa bonne éducation et son respect mais ne nous disent

55 finalement rien de ses pensées. Les paroles et les gestes de politesse sont donc de simples

apparences, mais pas trompeuses.

Et c'est bien ce qui différencie la politesse de l'hypocrisie. L'hypocrisie manifeste

toujours un écart entre l'apparence et la réalité, elle est véritablement un mensonge, tandis

que la politesse témoigne simplement d'un respect accordé aux autres.

1 Se fendre de: s'obliger à.

2 Viles: mauvaises.

834 mots

Exercice 2 - Sujet B - Essai

Sujet B – Essai

Objet d'étude: La littérature d'idées du XVIe au XVIIIe siècle

Œuvre: La Bruyère, Les Caractères, livre XI « De l'Homme » – Parcours: peindre les Hommes, examiner la nature humaine.

Texte d'appui: Mélanie Semaine, « Restons polis ! Mais pourquoi ? » dans L'Éléphant n°43, juillet 2023.

Texte de Mélanie Semaine, « Restons polis ! Mais pourquoi ? » dans L'Éléphant n°43, juillet 2023.

Il est incontestable que ce que l'on dit pour être poli reflète rarement ce que nous

pensons en notre for intérieur. La politesse nous empêche d'être tout à fait authentiques et

spontanés. Est-ce une mauvaise chose ? Depuis Jean-Jacques Rousseau, on a tendance

à considérer que oui. Celui que l'on considère parfois comme un auteur préromantique

5 s'inquiète de ce que la société moderne nous a fait. L'être humain moderne est bien sûr

plus civilisé, plus raffiné, mais son âme a été défigurée par la société. « Semblable à la

statue de Glaucus, que le temps, la mer et les orages avaient tellement défigurée qu'elle

ressemblait moins à un dieu qu'à une bête féroce, l'âme humaine altérée au sein de la

société [...] a, pour ainsi dire, changé d'apparence au point d'être presque

10 méconnaissable » ( Discours sur l'origine et les fondements de l'inégalité parmi les hommes,

1755). Mais qu'est-ce qui nous défigure ainsi ? Pourquoi aurait-on si mal évolué en société ?

D'abord parce que nous nous observons les uns les autres en permanence. Et notre

regard est horizontal: nous nous comparons aux autres et adaptons nos comportements

pour ne pas leur déplaire et pouvoir ainsi tirer notre épingle du jeu dans la société. Alors

15 que, pour Rousseau, notre préoccupation devrait être verticale: nous devrions partir du

cœur et l'élever jusqu'à des valeurs morales. Ensuite, cette comparaison inquiète nous

pousse à nous uniformiser: nous adoptons les mêmes désirs et les mêmes codes afin de

ne pas prendre le risque de détonner dans le décor social: « On n'ose plus paraître ce qu'on

est » ( Discours sur les sciences et les arts, 1751), tel est le triste constat que fait Rousseau.

20 Lorsque nous adoptons la politesse comme norme de comportement, nous nous détournons

donc de plus hautes valeurs morales et nous nous empêchons d'être pleinement nous-

mêmes. Enfin, la politesse est mensongère puisqu'elle recouvre tous nos comportements

d'un vernis uniforme alors que, en dessous, chacun de nous est singulier, unique en son

genre.

25 Ainsi, la disqualification de la politesse oppose celle-ci, d'une part, à des vertus

sincères et réellement morales et, d'autre part, à un idéal d'authenticité, laquelle seule peut

permettre la communion des âmes. La politesse est donc un art des apparences, au mieux

amoral (sans rapport avec la morale), au pire immoral (qui s'oppose à la morale). Et

pourtant, dans la société moderne, elle est exigée et valorisée. Comment comprendre ce

30 paradoxe ?

Pourrions-nous vraiment vivre sans nos codes de politesse, dans la transparence et

l'authenticité rêvées par Rousseau ? D'abord, être authentiquement soi-même comme le

veut le philosophe supposerait à la fois que nous ayons un accès totalement transparent à

nous-mêmes – et donc aucune part inconsciente, obscure, inconnue ou mystérieuse en

35 nous – et que nous offrions cet accès aux autres. En bref, cela supposerait de ne plus avoir

d'intériorité. Pas sûr que cela soit possible. Et quand bien même cela le serait, la

transparence dans nos relations sociales serait-elle souhaitable ? Se fendre de mots 1 polis

au quotidien permet tout de même de pacifier nos relations. Si autrui avait accès à nos

pensées les plus immédiates et viles 2 – qui ne reflètent d'ailleurs pas nécessairement

40 l'attachement que l'on porte aux autres –, et si nous cessions de nous rendre agréables à

la moindre contrariété sous prétexte de montrer aux autres notre véritable humeur de la

manière la plus authentique, ce serait le conflit permanent. C'est tout l'équilibre fragile de la

sociabilité qui se verrait compromis. « Les soupçons, les ombrages, les craintes, la froideur,

la réserve, la haine, la trahison » qu'évoque Rousseau certes ne se cacheraient plus sous

45 le voile de la politesse, mais ils seraient alors exposés au grand jour et jetés à la face de

chacun. Peu de chance qu'une telle transparence réalise une fusion pacifique des âmes !

Car si chaque cœur se montre différent des autres lorsqu'il se met à nu, se débarrassant,

comme le dit Rousseau, de l'uniforme de la politesse qui le rendait faussement semblable

aux autres, le résultat est, au mieux, le constat inquiétant d'une pluralité irréductible de

50 consciences ne pouvant s'accorder pour vivre ensemble.

Cet art des apparences qu'est la politesse paraît donc socialement nécessaire.

Chacun sait à quoi s'en tenir car il est toujours évident que la personne polie souhaite,

tout comme nous, garder ses pensées intimes pour elle, et corrélativement que son sourire

et son remerciement marquent sa bonne éducation et son respect mais ne nous disent

55 finalement rien de ses pensées. Les paroles et les gestes de politesse sont donc de simples

apparences, mais pas trompeuses.

Et c'est bien ce qui différencie la politesse de l'hypocrisie. L'hypocrisie manifeste

toujours un écart entre l'apparence et la réalité, elle est véritablement un mensonge, tandis

que la politesse témoigne simplement d'un respect accordé aux autres.

1 Se fendre de: s'obliger à.

2 Viles: mauvaises.

834 mots

Pensez-vous que les marques de sociabilité comme la politesse nous empêchent de connaître les hommes tels qu'ils sont ?

Vous développerez de manière organisée votre réponse à cette question en prenant appui sur le chapitre « De l'Homme » des Caractères de La Bruyère, sur le texte de l'exercice de la contraction et sur ceux que vous avez étudiés dans le cadre de l'objet d'étude « La littérature d'idées du XVIe au XVIIIe siècle ». Vous pourrez aussi faire appel à vos lectures et à votre culture personnelle.

Exercice 2 - Sujet C - Contraction de texte

Sujet C – Olympe de Gouges, Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne – Parcours: écrire et combattre pour l'égalité.

Texte d'après Marie-Eve Thérenty, « De La Fronde à la guerre (1897-1918): les premières femmes reporters », article paru dans L'Invention du reportage, 2010.

Texte d'après Marie-Eve Thérenty, « De La Fronde 1 à la guerre (1897-1918): les premières femmes reporters », article paru dans L'Invention du reportage, 2010.

Pour les journalistes féministes, le reportage d'avant-guerre était une écriture de la liberté, sinon de la libération. La guerre, parce que la nation tout entière la pense radicalement comme une affaire d'hommes, sonne comme la fin d'une époque pour ces femmes reporters. La déclaration de guerre, en radicalisant la ligne de genre, interdit aux femmes d'enquêter sur un certain nombre de sujets et notamment sur tout ce qui concerne le front, sujet essentiel et réservé aux hommes.

Malgré cette interdiction de témoigner sur ce qui importe le plus à la nation, le reportage féminin adopte sans hésiter les valeurs du discours patriotique et nationaliste. Chez toutes les reporteresses, notamment pendant les deux premières années de guerre, les récits font entendre le vocabulaire, les clichés, les formules de la propagande de guerre: les hommes sont braves au combat et la victoire est proche. Cette double contrainte (interdiction de front et nationalisme participatif) cantonne la grande majorité des reportages féminins pendant la Première Guerre mondiale à deux sous-genres: le reportage d'infirmières d'un côté qui contourne partiellement l'interdit géographique et le reportage de l'arrière qui héroïse la femme travailleuse et la montre comme participant à l'effort collectif.

Le récit d'infirmières, produit en abondance pendant la Première Guerre mondiale et déjà bien étudié, rassemble à la fois des témoignages d'infirmières parus dans les journaux mais également des reportages d'écrivaines ou de journalistes enrôlées pendant un temps plus ou moins long dans l'ambulance comme Colette, Marc Hélys 2, Colette Yver ou Andrée Viollis. La position d'infirmière fonde la femme reporter comme témoin crédible et atteste de la véracité du témoignage par la participation à l'effort national. Rien n'interdit cependant, en réinsérant ce reportage dans une histoire de la pratique féminine du genre, de voir dans le reportage d'infirmière une forme de journalisme d'identification. Construction d'une forme d'équivalence féminine avec l'enrôlement masculin, ce reportage a un œil fixé sur la ligne de genre, l'autre sur la ligne de front car il s'agit toujours d'ériger des textes-monuments à la gloire des victimes et des combattants. La métaphore de l'infirmière comme soldat à son poste est fréquente dans ces reportages: « Seule femme en route, je me sentais véritablement moi aussi un soldat qui rejoint son poste, et c'était là une impression exaltante et apaisante à la fois 3 ».

La grande majorité des reportages de femmes consiste cependant en des témoignages de la guerre vue de l'arrière. La femme au travail constitue dans la tradition du reportage le sujet favori des femmes journalistes qui décrivent immanquablement les ouvrières. Un des lieux de cristallisation de ce reportage se trouve dans les usines de munition. La « munitionnette » intéresse la reporteresse en raison du caractère paradoxal du type, par le symbolisme national qu'il véhicule mais peut-être également parce que ce sujet permet de souligner discrètement que la femme accomplit là un travail d'homme. En effet, si le reportage de l'arrière soutient l'effort national par un discours patriotique et militaire, sans nuance, si, en apparence, il conforte aussi la ligne de genre (l'intimité et les femmes à l'arrière, la valeur et les hommes au front), subreptice­ment 4, sans renoncer à ses sujets et à ses méthodes de prédilection (l'archive de la femme au travail, le journalisme d'immersion, l'empathie et l'identification), le reportage dit aussi l'impensable: les hommes remplacés par des femmes dans les usines ne sont pas (plus) indispensables. Et immanquablement se développe aussi un discours de comparaison: « La femme, avec des forces inférieures, apporte beaucoup plus de souplesse, plus de "nerf" à son travail. Elle sait se servir non seulement de sa main en bloc, mais de ses doigts séparément. Son travail me semble surtout plus régulier, plus ininterrompu que celui de l'homme 5 ». Certains reportages posent alors de façon appuyée la question de l'après-guerre quand le consensus forcé aura disparu. Marc Hélys, pourtant généralement peu subversive, dépeint les conditions du relais de la guerre mondiale par la guerre des sexes: « Aussi nombre de femmes prétendent-elles rester dans les ateliers après la guerre 6 ».

Les articles sur les munitionnettes tout comme ceux sur les femmes-soldats entrelacent donc deux discours: un discours de soutien national et militaire à la nation et un discours genré d'annonce des mutations d'après-guerre. Le reportage féminin, malgré son apparent conformisme, sort de la guerre finalement conquérant en ayant trouvé dans ses constantes génériques (le thème de la femme au travail, l'identification et l'immersion) des lieux potentiels de cristallisation 7 de la question des droits des femmes: il montre une guerre qui fait beaucoup plus bouger la ligne de genre qu'il ne la conforte.

802 mots

1 La Fronde: Premier journal en France à être entièrement conçu et dirigé par des femmes, il a été créé en 1887.

2 Marc Hélys: pseudonyme de Marie Léra.

3 Notes d'une infirmière, parues dans le journal Le Correspondant, 10 janvier 1915.

4 Subreptiscement: de manière cachée.

5 Journal Le Petit Parisien, 24 juillet 1916.

6 Journal Le Correspondant, 25 décembre 1916.

7 Cristallisation: concentration.

Contraction de texte

Vous résumerez ce texte en 200 mots. Une tolérance de +/- 10 % est admise: votre travail comptera au moins 180 et au plus 220 mots. Vous placerez un repère dans votre travail tous les 50 mots et indiquerez, à la fin de la contraction, le nombre total de mots utilisés.

Exercice 2 - Sujet C - Essai

Texte d'après Marie-Eve Thérenty, « De La Fronde 1 à la guerre (1897-1918): les premières femmes reporters », article paru dans L'Invention du reportage, 2010.

Pour les journalistes féministes, le reportage d'avant-guerre était une écriture de la liberté, sinon de la libération. La guerre, parce que la nation tout entière la pense radicalement comme une affaire d'hommes, sonne comme la fin d'une époque pour ces femmes reporters. La déclaration de guerre, en radicalisant la ligne de genre, interdit aux femmes d'enquêter sur un certain nombre de sujets et notamment sur tout ce qui concerne le front, sujet essentiel et réservé aux hommes.

Malgré cette interdiction de témoigner sur ce qui importe le plus à la nation, le reportage féminin adopte sans hésiter les valeurs du discours patriotique et nationaliste. Chez toutes les reporteresses, notamment pendant les deux premières années de guerre, les récits font entendre le vocabulaire, les clichés, les formules de la propagande de guerre: les hommes sont braves au combat et la victoire est proche. Cette double contrainte (interdiction de front et nationalisme participatif) cantonne la grande majorité des reportages féminins pendant la Première Guerre mondiale à deux sous-genres: le reportage d'infirmières d'un côté qui contourne partiellement l'interdit géographique et le reportage de l'arrière qui héroïse la femme travailleuse et la montre comme participant à l'effort collectif.

Le récit d'infirmières, produit en abondance pendant la Première Guerre mondiale et déjà bien étudié, rassemble à la fois des témoignages d'infirmières parus dans les journaux mais également des reportages d'écrivaines ou de journalistes enrôlées pendant un temps plus ou moins long dans l'ambulance comme Colette, Marc Hélys 2, Colette Yver ou Andrée Viollis. La position d'infirmière fonde la femme reporter comme témoin crédible et atteste de la véracité du témoignage par la participation à l'effort national. Rien n'interdit cependant, en réinsérant ce reportage dans une histoire de la pratique féminine du genre, de voir dans le reportage d'infirmière une forme de journalisme d'identification. Construction d'une forme d'équivalence féminine avec l'enrôlement masculin, ce reportage a un œil fixé sur la ligne de genre, l'autre sur la ligne de front car il s'agit toujours d'ériger des textes-monuments à la gloire des victimes et des combattants. La métaphore de l'infirmière comme soldat à son poste est fréquente dans ces reportages: « Seule femme en route, je me sentais véritablement moi aussi un soldat qui rejoint son poste, et c'était là une impression exaltante et apaisante à la fois 3 ».

La grande majorité des reportages de femmes consiste cependant en des témoignages de la guerre vue de l'arrière. La femme au travail constitue dans la tradition du reportage le sujet favori des femmes journalistes qui décrivent immanquablement les ouvrières. Un des lieux de cristallisation de ce reportage se trouve dans les usines de munition. La « munitionnette » intéresse la reporteresse en raison du caractère paradoxal du type, par le symbolisme national qu'il véhicule mais peut-être également parce que ce sujet permet de souligner discrètement que la femme accomplit là un travail d'homme. En effet, si le reportage de l'arrière soutient l'effort national par un discours patriotique et militaire, sans nuance, si, en apparence, il conforte aussi la ligne de genre (l'intimité et les femmes à l'arrière, la valeur et les hommes au front), subreptice­ment 4, sans renoncer à ses sujets et à ses méthodes de prédilection (l'archive de la femme au travail, le journalisme d'immersion, l'empathie et l'identification), le reportage dit aussi l'impensable: les hommes remplacés par des femmes dans les usines ne sont pas (plus) indispensables. Et immanquablement se développe aussi un discours de comparaison: « La femme, avec des forces inférieures, apporte beaucoup plus de souplesse, plus de "nerf" à son travail. Elle sait se servir non seulement de sa main en bloc, mais de ses doigts séparément. Son travail me semble surtout plus régulier, plus ininterrompu que celui de l'homme 5 ». Certains reportages posent alors de façon appuyée la question de l'après-guerre quand le consensus forcé aura disparu. Marc Hélys, pourtant généralement peu subversive, dépeint les conditions du relais de la guerre mondiale par la guerre des sexes: « Aussi nombre de femmes prétendent-elles rester dans les ateliers après la guerre 6 ».

Les articles sur les munitionnettes tout comme ceux sur les femmes-soldats entrelacent donc deux discours: un discours de soutien national et militaire à la nation et un discours genré d'annonce des mutations d'après-guerre. Le reportage féminin, malgré son apparent conformisme, sort de la guerre finalement conquérant en ayant trouvé dans ses constantes génériques (le thème de la femme au travail, l'identification et l'immersion) des lieux potentiels de cristallisation 7 de la question des droits des femmes: il montre une guerre qui fait beaucoup plus bouger la ligne de genre qu'il ne la conforte.

802 mots

1 La Fronde: Premier journal en France à être entièrement conçu et dirigé par des femmes, il a été créé en 1887.

2 Marc Hélys: pseudonyme de Marie Léra.

3 Notes d'une infirmière, parues dans le journal Le Correspondant, 10 janvier 1915.

4 Subreptiscement: de manière cachée.

5 Journal Le Petit Parisien, 24 juillet 1916.

6 Journal Le Correspondant, 25 décembre 1916.

7 Cristallisation: concentration.

Sujet C – Olympe de Gouges, Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne – Parcours: écrire et combattre pour l'égalité.

Essai

En quoi le fait d'écrire est-il une arme dans la lutte pour l'égalité ?

Vous développerez de manière organisée votre réponse à cette question en prenant appui sur la Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne d'Olympe de Gouges, sur le texte de l'exercice de la contraction et sur ceux que vous avez étudiés dans le cadre de l'objet d'étude « La littérature d'idées du XVIe au XVIIIe siècle ». Vous pourrez aussi faire appel à vos lectures et à votre culture personnelle.

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