Partie commune - Partie 1 - Développement durable · Bac STI2D Ingénierie, Innovation et Développement Durable Métropole remplacement - AC 2022
Thème : Développement durable, impacts environnementaux et nuisances d'un projet · Tiré du sujet Métropole France remplacement - Architecture et Construction (AC) (2022)
Énoncé
PARTIE COMMUNE (12 points)
Energy Observer
Mise en situation
« Energy Observer » est le premier navire à hydrogène visant l'autonomie énergétique. Il ne dégage aucune émission de gaz à effet de serre ni particule fine lors de ses trajets. Cet ancien bateau de course a été reconditionné en navire du futur à propulsion électrique fonctionnant grâce à un mix d'énergies renouvelables (eau, vent, soleil) et un système de production d'hydrogène décarboné à partir de l'eau de mer.
L'étude et la conception des technologies embarquées ont été réalisées par le Centre d'Étude Atomique (CEA) de Grenoble. Le centre CEA de Grenoble consacre l'essentiel de ses recherches au développement des nouvelles technologies, dans les domaines de l'énergie, de la santé, de l'information et de la communication.
Ce navire permet d'éprouver et optimiser les nouvelles technologies à bord de son laboratoire flottant en milieu extrême. Les expériences sur le terrain doivent permettre de concevoir des applications futures et à grande échelle dans le domaine de la navigation maritime.
Les nouveaux enjeux écologiques pour le transport maritime
Le transport maritime achemine plus de 90% des marchandises dans le monde et plusieurs millions de personnes chaque année. Les gaz d'échappement des navires sont une source importante d'émission de gaz à effet de serre et de particules fines.
L'Organisation Maritime Internationale a approuvé en avril 2018 une stratégie de réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) produites par les activités du transport maritime. L'objectif est de réduire les émissions annuelles totales de GES d'au moins 50 % d'ici à 2050.
L'hydrogène comme vecteur d'énergie propre ?
Actuellement dans le monde, 95% de l'hydrogène est produit à partir d'énergies fossiles.
Le défi: développer une production d'hydrogène propre, à partir de l'électrolyse de l'eau ou grâce aux énergies renouvelables. On parle alors d'hydrogène « vert ». L'hydrogène permet de stocker à long terme les surplus d'énergies renouvelables pour pouvoir les réutiliser plus tard.
L'hydrogène « vert » peut être un moyen de répondre à un nouvel enjeu environnemental et de santé publique lors des liaisons fluviales et maritimes. Il permet de réduire les émissions de CO 2 et de diminuer le niveau sonore des navires en circulation.
Pour les liaisons fluviales et maritimes, le passage à un mode hybride batterie / hydrogène permet d'accroître les performances et d'assurer la continuité du service public rendu, tout en préservant la réduction sonore et l'absence de polluants atmosphériques.
Partie 1: quel est l'intérêt environnemental d'un navire à hydrogène ?
Question 1.1
Indiquer au moins deux raisons qui justifient l'intérêt environnemental de ce projet.
Question 1.2
Expliquer en quoi l'hydrogène « vert » pourrait être une solution d'avenir pour réduire l'impact environnemental du transport maritime.
Question 1.5
Conclure sur la capacité de ce bateau à naviguer sans émission de gaz à effet de serre.

Corrigé
Corrigé proposé par AprenAI (non officiel)
Question 1.1 : Indiquer au moins deux raisons qui justifient l'intérêt environnemental de ce projet.
Réponse : 1. Absence totale d'émissions de gaz à effet de serre (GES) et de particules fines lors de ses trajets. 2. Diminution des nuisances sonores pour la faune marine et la santé publique. 3. Recours exclusif à un mix d'énergies renouvelables (soleil, vent, eau) et production d'hydrogène décarboné à partir d'eau de mer.
Question 1.2 : Expliquer en quoi l'hydrogène « vert » pourrait être une solution d'avenir pour réduire l'impact environnemental du transport maritime.
Réponse : L'hydrogène vert est produit par électrolyse de l'eau grâce à des énergies renouvelables, contrairement à 95 % de l'hydrogène mondial actuel issu d'énergies fossiles. Il constitue un vecteur d'énergie propre permettant de stocker à long terme les surplus renouvelables et d'alimenter une pile à combustible sans rejet de ni de polluants atmosphériques, contribuant ainsi à l'objectif de l'OMI de réduire d'au moins 50 % les émissions de GES d'ici 2050.
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