Dissertation 2 · Bac Histoire-Géographie, Géopolitique et Sciences Politiques Centres étrangers (Afrique) 2024 (jour 1)
Thème : Enjeux diplomatiques et coopérations : station spatiale internationale, ZEE et ressources marines · Tiré du sujet Jour 1 (2024)
Énoncé
Dissertation 2
La coopération scientifique depuis la fin du XIXe siècle: acteurs, enjeux, limites.
Le candidat traitera le sujet sous forme d'une dissertation comportant une introduction problématisée, un développement structuré en parties et sous-parties argumentées et illustrées d'exemples historiques et géopolitiques précis, ainsi qu'une conclusion.

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Corrigé proposé par AprenAI (non officiel)
La coopération scientifique depuis la fin du XIXe siècle : acteurs, enjeux, limites.
Réponse : Une composition complète comprend : Introduction : - Accroche : Les congrès Solvay, inaugurés en 1911 à Bruxelles, illustrent la volonté des plus grands savants (Einstein, Marie Curie, Lorentz) de mutualiser la réflexion scientifique au-delà des frontières nationales. - Définition des termes : La coopération scientifique correspond à la mise en commun de moyens financiers, matériels et humains entre chercheurs, institutions et États pour faire progresser la connaissance. La fin du XIXe siècle marque l'institutionnalisation internationale de la science. - Problématique : Comment la coopération scientifique, portée par une pluralité croissante d'acteurs face à des enjeux cruciaux, se heurte-t-elle aux rivalités de puissance et aux logiques de souveraineté ? - Annonce du plan : I. Des acteurs diversifiés de la coopération scientifique ; II. Des enjeux scientifiques, géopolitiques et sociétaux majeurs ; III. Les limites et rivalités : quand la science redevient un instrument de puissance. I. Une pluralité d'acteurs engagés dans la coopération scientifique A. La communauté scientifique et les réseaux de chercheurs : académies, congrès internationaux (congrès Solvay), publications à comité de lecture et mobilités transnationales. B. Les États et organisations internationales : investissements étatiques conjoints, création d'organismes internationaux (UNESCO, CERN fondé en 1954, Station spatiale internationale ISS dont le premier module est lancé en 1998). C. De nouveaux acteurs non étatiques et hybrides : fondations privées, ONG, laboratoires pharmaceutiques, entreprises de la Tech et programmes de science participative. II. Des enjeux majeurs : du progrès universel à la gouvernance mondiale des défis planétaires A. Répondre aux défis environnementaux et sanitaires globaux : création du GIEC (1988) pour éclairer la décision politique sur le climat ; coopération épidémiologique sous l'égide de l'OMS (lutte contre le Covid-19, partage des génomes). B. Mutualiser les coûts colossaux de la « Big Science » : projets d'envergure infaisables par un seul État (télescope James Webb, accélérateur LHC du CERN, réacteur à fusion ITER à Cadarache). C. Un vecteur de diplomatie et de paix (*science diplomacy*) : maintenir des canaux de dialogue par-delà les clivages idéologiques (mission spatiale conjointe Apollo-Soyouz en 1975 pendant la guerre froide, coopération en Antarctique via le traité de 1959). III. Des limites persistantes : souverainisme, secret et rivalités géopolitiques A. La militarisation et le secret-défense : la course à l'atome (le projet Manhattan referme la coopération internationale sur la radioactivité), la prolifération nucléaire et le spatial militaire. B. La guerre économique et la course technologique : protectionnisme intellectuel (brevets, nationalisme vaccinal), prédation de technologies et espionnage industriel (rivalité technologique actuelle entre les États-Unis et la Chine sur l'IA, les semi-conducteurs et la 5G). C. Les asymétries et la « fuite des cerveaux » (*brain drain*) : la coopération reste dominée par les pays du Nord (concentration des publications, des financements et des grands équipements). Les pays du Sud voient partir leurs chercheurs vers les États-Unis ou l'Europe. La science est aussi instrumentalisée par les tensions politiques : boycott des savants allemands après 1918, suspension de la coopération avec la Russie après 2022. Conclusion : - Bilan : Depuis la fin du XIXe siècle, la coopération scientifique s'est institutionnalisée et élargie à des acteurs toujours plus nombreux. Elle répond à des enjeux de connaissance, de coût et de défis globaux (climat, santé). Elle reste cependant subordonnée aux logiques de puissance, de secret et de concurrence économique, et marquée par de fortes inégalités. - Réponse à la problématique : La coopération et la concurrence ne s'excluent pas. Elles coexistent en permanence, la science étant à la fois un bien commun de l'humanité et un instrument de puissance. - Ouverture : Les nouveaux enjeux (intelligence artificielle, exploitation de l'espace, science ouverte et *open access*) posent la question d'une gouvernance mondiale de la connaissance dans un monde de plus en plus fragmenté.
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