Dissertation n°2 · Bac Histoire-Géographie, Géopolitique et Sciences Politiques Asie 2022 (jour 1)
Thème : Enjeux diplomatiques et coopérations : station spatiale internationale, ZEE et ressources marines · Tiré du sujet Jour 1 (2022)
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Dissertation n°2
Les océans et l'espace: quelles coopérations internationales ?

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Corrigé proposé par AprenAI (non officiel)
Les océans et l'espace : quelles coopérations internationales ?
Réponse : Proposition de plan détaillé : Introduction : - Accroche : Considérés comme de « nouvelles frontières », les océans et l'espace extra-atmosphérique dépassent par nature les frontières étatiques terrestres et imposent une gestion partagée. - Définition des termes : Les océans (71 % de la surface terrestre) et l'espace extra-atmosphérique sont des milieux hostiles et ouverts. Ils sont riches en ressources potentielles et stratégiques pour la puissance des États. La « coopération internationale » désigne l'action conjointe d'États, d'organisations internationales ou d'acteurs privés pour réguler, explorer et exploiter pacifiquement ces espaces. - Problématique : Les caractéristiques physiques et scientifiques des océans et de l'espace appellent une coopération multilatérale étroite. Dans quelle mesure celle-ci est-elle mise à l'épreuve par la rivalité des puissances et la volonté d'appropriation des ressources ? - Annonce du plan : I. Des espaces régis par le droit international et pensés comme des biens communs ; II. Des coopérations scientifiques et techniques emblématiques mais asymétriques ; III. Des coopérations fragilisées par la militarisation, la territorialisation et l'émergence de nouveaux acteurs. --- I. Un cadre juridique multilatéral pour réguler ces espaces - A. Le statut de patrimoine commun de l'humanité : - Pour l'espace : le Traité de l'espace de 1967 (non-appropriation, usage pacifique, interdiction des armes de destruction massive en orbite) et l'Accord sur la Lune de 1979, peu ratifié. - Pour les mers : la Convention des Nations unies sur le droit de la mer (CNUDM, Montego Bay, 1982). Elle fait de la Zone internationale des fonds marins un patrimoine commun géré par l'Autorité internationale des fonds marins (AIFM). - B. La liberté de circulation : liberté de navigation en haute mer, droit de passage dans les détroits internationaux, libre accès aux orbites pour les satellites. - C. La protection conjointe des milieux : - Traité BBNJ sur la biodiversité en haute mer, adopté en 2023. - Lignes directrices sur les débris spatiaux de l'IADC et du COPUOS (Comité des utilisations pacifiques de l'espace extra-atmosphérique, ONU). II. Des coopérations scientifiques et techniques indispensables mais asymétriques - A. L'espace, terrain de diplomatie scientifique : - La Station spatiale internationale (ISS) depuis 1998 : États-Unis, Russie, ESA, Japon, Canada. - Les missions conjointes : télescope James Webb (NASA/ESA/ASC), Cassini-Huygens. - B. La connaissance des océans : - Programmes internationaux GOOS et Argo, cartographie Seabed 2030. - Ces données sont indispensables aux travaux du GIEC. - C. Des coopérations régionales et sectorielles, mais inégales : - L'Agence spatiale européenne (ESA) et les programmes Galileo et Copernicus. - Les coopérations régionales maritimes : conventions des mers régionales, lutte contre la piraterie avec l'opération Atalante. - Ces coopérations restent dominées par quelques puissances qui maîtrisent les technologies. Les pays du Sud y sont souvent de simples bénéficiaires. III. Des coopérations fragilisées par la compétition - A. Militarisation et rivalités de puissance : - Création de commandements spatiaux (US Space Force, 2019) et tirs antisatellites (Chine 2007, Russie 2021). - Rivalité sino-américaine : programme Artemis et accords Artemis contre projet sino-russe ILRS. - Retrait annoncé de la Russie de l'ISS. - B. La territorialisation des mers : - Extension des ZEE et des plateaux continentaux, par exemple en Arctique. - Poldérisation chinoise en mer de Chine méridionale, malgré la sentence arbitrale de 2016. - Course aux ressources : nodules polymétalliques, pêche illégale. - C. Le rôle croissant des acteurs privés : - New Space : SpaceX, constellations Starlink. - Lois nationales autorisant l'appropriation des ressources spatiales (États-Unis 2015, Luxembourg 2017). - Entreprises d'exploitation minière des grands fonds. - Ces acteurs remettent en cause le principe de non-appropriation. Conclusion : - La coopération internationale reste nécessaire et réelle : droit, science, environnement. - Elle est de plus en plus concurrencée par une logique de puissance et d'appropriation. - Ouverture : vers une gouvernance renouvelée de ces communs mondiaux (moratoire sur l'exploitation minière des fonds marins, régulation du trafic spatial) ?
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Exercice Étude critique de document 2 · Asie 2021 (jour 2) ›