Sujet de dissertation 2 · Bac Histoire-Géographie, Géopolitique et Sciences Politiques Antilles-Guyane 2026 (jour 1)
Thème : Les États-Unis et la question environnementale : tensions et contrastes · Tiré du sujet Jour 1 (2026)
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Sujet de dissertation 2
Le rapport des États-Unis à l'environnement.

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Corrigé proposé par AprenAI (non officiel)
Le rapport des États-Unis à l'environnement.
Réponse : Proposition d'éléments attendus pour la dissertation : Introduction : - Accroche : Les États-Unis, deuxième émetteur mondial de gaz à effet de serre mais pionniers mondiaux de la création de parcs nationaux, incarnent une relation complexe et paradoxale avec la nature. - Définition des termes : Le rapport à l'environnement englobe à la fois l'exploitation des ressources naturelles, la protection de la nature (conservation et préservation) et les politiques climatiques à différentes échelles. - Problématique : Comment le rapport des États-Unis à l'environnement oscille-t-il entre une exploitation intensive au service de la puissance et l'émergence d'une protection précoce mais aujourd'hui fragmentée et polarisée ? - Annonce du plan : Un modèle historique d'exploitation fondé sur le mythe de la Frontière (I), compensé précocement par l'invention de la protection de la nature (II), débouchant sur une gouvernance environnementale contemporaine polarisée et polycentrique (III). I. Une relation originelle fondée sur l'abondance, l'exploitation et la conquête : - *Le mythe de la Frontière et la nature sauvage (wilderness) :* La nature est perçue comme un obstacle à dompter et une ressource infinie pour bâtir la nation américaine (Destinée manifeste). - *L'extractivisme au cœur de la puissance économique :* Révolution industrielle, dépendance aux énergies fossiles (charbon, pétrole, gaz de schiste) et modèle de consommation de masse de l'American way of life. II. Les pionniers de la protection environnementale : - *L'invention des parcs nationaux au XIXe siècle :* Création du parc de Yellowstone (1872), puis de Yosemite (1890). Deux visions s'opposent : la préservation de la nature sauvage (John Muir, Sierra Club) face à la conservation et à la gestion raisonnée des ressources (Gifford Pinchot, Theodore Roosevelt). - *Le tournant des années 1960-1970 :* Prise de conscience écologique (Rachel Carson et son livre *Silent Spring*, 1962), marée noire de Santa Barbara (1969), premier Jour de la Terre (1970). Création sous Nixon de l'EPA (Environmental Protection Agency) et adoption de lois majeures (*Clean Air Act*, *Clean Water Act*). III. Un acteur contemporain ambivalent, entre inertie fédérale et dynamisme local : - *Les revirements et la polarisation politique au niveau fédéral :* Refus de ratifier le protocole de Kyoto (1997), confirmé sous Bush ; adhésion à l'accord de Paris sous Obama ; retrait sous Trump (climatoscepticisme et défense des énergies fossiles) ; réintégration sous Biden avec l'*Inflation Reduction Act* (IRA). - *L'action décisive des acteurs non fédéraux :* Rôle moteur d'États pionniers comme la Californie (normes antipollution strictes), des métropoles (réseau C40), des ONG et de grandes entreprises technologiques qui compensent les hésitations de Washington. Conclusion : Bilan synthétique rappelant l'ambivalence structurelle des États-Unis, où cohabitent une empreinte écologique majeure et une formidable capacité d'innovation et de mobilisation en faveur de l'environnement. Leur rapport à la nature reste tiraillé entre la défense d'un modèle de puissance fondé sur les énergies fossiles et le rôle de pionnier de la protection environnementale. Ouverture : la capacité des États-Unis à concilier leur rivalité de puissance avec la Chine et la transition écologique conditionnera largement l'avenir de la gouvernance climatique mondiale.
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