Aufgabe 2 · Abitur NRW Französisch GK · Africanews: Sommet Afrique-France 2024

Thema: Analyse nicht-literarischer Texte und Dokumentvergleich (Analysez / Mettez en rapport) · Aus der Prüfung GK · Africanews: Sommet Afrique-France (2024)

Aufgabenstellung

Material

Sommet Afrique-France: doutes, espoirs et colère de jeunes Africains (2021)

Ils viennent du Burkina Faso, du Mali, de République démocratique du Congo, du Maroc... et

ils ont beaucoup de choses à dire à la France, concernant l'héritage colonial, la politique des

visas ou l'aide au développement. Dès l'ouverture du sommet vendredi matin, auquel ont été

conviées quelque 3 000 personnes, la table ronde "Engagement citoyen et démocratie" a attiré

5 de nombreux spectateurs et intervenants.

"Nous avons l'espoir que Montpellier soit un nouveau départ. Qu'on écoute le terrain africain,

la jeunesse africaine, elle a des choses à dire au monde et à la France", a lancé Bakary

Sambe, directeur du Timbuktu Institute. [...]

Dans l'après-midi, le président Macron devait débattre avec un panel de douze jeunes Afri-

10 caines, sélectionnées à l'issue des dialogues menés pendant des mois à travers le continent

par l'intellectuel camerounais Achille Mbembe, chargé de préparer 1 le sommet.

"J'aimerais vraiment y croire", a déclaré à l'AFP 2 David Maenda Kithoko, réfugié politique de

RDC 3 en France. "Mais j'ai beaucoup de doutes. Concernant la relation entre la France et

l'Afrique, il y a beaucoup de grands mots 4 d'une part, et un manque de courage de l'autre", a

15 déploré le jeune militant. [...]

Quelles sont leurs attentes, 60 ans après les indépendances africaines 5 ? L'AFP a sondé

trois des quelque 3 000 invités dans les couloirs du Sommet.

"Rééquilibrer"

Coriet Adou, 21 ans, originaire de Côte d'Ivoire, vit en France depuis cinq ans. Consultante en

communication, elle est l'une des fondatrices de Studio Bazar, qui crée des jeux de société.

20 Avec ses collègues, elle a imaginé un jeu de cartes - de type Trivial Pursuit - contenant 48

questions sur l'Afrique et ses liens avec la France, dont un exemplaire a été donné à Emma-

nuel Macron.

"Ce sommet, c'est un nouveau format, une espèce d'ouverture. S'il n'y avait que des chefs

d'État, je ne serais pas là. Ici, tous sont des amoureux de l'Afrique. On n'est pas là que pour

25 le business, ce n'est pas un salon professionnel mais un sommet. Ici, on discute, on est là

pour apprendre", dit-elle.

"C'est bien de faire des propositions mais est-ce que ça va se concrétiser ? Le but, c'est

l'après-sommet. Lors de la consultation, j'ai proposé la création d'Instituts d'Afrique en France,

comme il y a des Instituts français partout en Afrique. J'espère que mon idée sera retenue

30 dans les conclusions du sommet".

"Les relations ne sont pas égalitaires entre la France et l'Afrique, on le sait. Mais qu'est-ce

qu'on fait pour rééquilibrer ? Il faut entreprendre, faire de nouvelles choses ensemble. Ap-

prendre aussi aux Français que les Africains savent faire des choses. La suite se jouera sur

35 le Continent".

"Laisser circuler"

Maurice Thantan, 31 ans, est venu spécialement de Cotonou, au Bénin. Il se définit comme

un "africtiviste" et est membre de la Ligue des blogueurs et web-activistes pour la démocratie.

"Sur le coup 6, on ne peut pas dire si le sommet est un succès ou pas, c'est la suite qui le dira.

40 Mais il y a une volonté affichée de changer de paradigme. Le président (Emmanuel Macron)

s'est montré disponible pour dialoguer avec de nouveaux acteurs. Et il est prêt à aborder des

sujets qui fâchent, c'est déjà une avancée".

"Avoir un visa pour la France, c'est la croix et la bannière 7. La circulation des personnes, ça

ne profite généralement qu'aux enfants de dirigeants, ceux qui pillent le pays. Ceux qui pro-

45 duisent le plus d'efforts sont délaissés. Il faut laisser la circulation se faire".

"Transmettre les savoirs"

Franck Kie, 30 ans, vit à Paris. Originaire de Côte d'Ivoire, depuis trois ans en France, ce

spécialiste en cybersécurité compte s'installer 8 à Abidjan à la fin de l'année.

"Mes qualifications, je les ai acquises en France, mais c'est important de les transmettre. C'est

50 pourquoi je vais retourner en Côte d'Ivoire en décembre".

"Le lien culturel avec la France, il reste présent. Il y a des convergences, en termes de façon

de travailler, et bien sûr il y a la langue qui nous rassemble. Sans oublier qu'on a une histoire

commune".

"Ce sommet est utile, c'est une des premières fois qu'on a la possibilité de rencontrer un pré-

55 sident, nous les gens de la société civile. Et on peut s'adresser à lui assez librement, ce qui

n'est pas toujours possible ailleurs ou n'était pas le cas avant. C'est une étape qui peut faire

avancer les choses".

"Les choses annoncées ici seront-elles appliquées ? Il faudra voir, mais il ne faut pas oublier

que Macron est le président de la France, pas d'un pays africain. Il y a les choses que nous

60 devons faire nous-mêmes en termes de gouvernance 9 par exemple".

764 mots

1 chargé de préparer – responsable de la préparation

2 AFP – Agence France-Presse

3 RDC – République démocratique du Congo

4 les grands mots – ici: des promesses

5 les indépendances (f.) – ici: les décolonisations (f.)

6 sur le coup – ici: pour l'instant

7 la croix et la bannière – extrêmement difficile

8 s'installer – ici: déménager

9 la gouvernance – ici: le gouvernement

Africanews avec AFP (2021). https://fr.africanews.com/2021/10/08/sommet-afrique-france-doutes-espoirs-et-colere-de-jeunes-africains/

2.

En partant du titre de l'article, analysez les sentiments exprimés par les personnes interviewées. (35 %)

Aufgabenstellung: Aufgabe 2 · Abitur NRW Französisch GK · Africanews: Sommet Afrique-France 2024

Lösung

Nach den offiziellen Korrekturhinweisen

2. En partant du titre de l'article, analysez les sentiments exprimés par les personnes interviewées.

Lösung: L'analyse doit s'articuler autour des trois sentiments mis en avant dans le titre : 1. Les doutes : - La crainte que la France ne prenne pas leurs demandes au sérieux (« beaucoup de grands mots d'une part, et un manque de courage de l'autre », l. 13-14). - L'incertitude quant aux retombées réelles et à la concrétisation des promesses après le sommet (« c'est la suite qui le dira », l. 39 ; « Les choses annoncées ici seront-elles appliquées ? », l. 58). - Le fait que le président français ne puisse pas régler seul les problèmes de gouvernance interne aux pays africains (l. 58-60). 2. Les espoirs : - L'attente d'un véritable renouveau (« nouveau départ », l. 6 ; « j'aimerais vraiment y croire », l. 12 ; « étape qui peut faire avancer les choses », l. 56-57). - Le désir d'être écoutés d'égal à égal, respectés et reconnus (« Qu'on écoute le terrain africain », l. 6 ; « Apprendre aussi aux Français que les Africains savent faire des choses », l. 33-34). - La volonté d'apprendre et de construire ensemble de nouveaux projets (« faire de nouvelles choses ensemble », l. 33 ; proposition d'Instituts d'Afrique en France, transmission des savoirs, l. 49-50). 3. La colère : - Ressentiment face à l'héritage colonial et au déséquilibre persistant des relations (« Les relations ne sont pas égalitaires », l. 32). - Indignation envers la politique des visas jugée injuste et restrictive, qui bloque les personnes méritantes (« la croix et la bannière », l. 43) au profit exclusif des « enfants de dirigeants, ceux qui pillent le pays » (l. 44-45). - Frustration face au manque de reconnaissance des compétences africaines par la France.

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